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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
M. Jules Rénaux à Lyon , a établi pour l’usine à gaz de Perrache, desfermes en fonte recouvertes de tôle cannelée, en forme de demi-cylindresrivés alternativement convexes et concaves, de 0“33 de diamètre.
Chaque ferme se compose de six pièces à nervure solidement boulonnéeset maintenues par deux tirants en rondin de fer laminé, qui se boulon-nent sur chaque côté du patin, et sont réunis dans le milieu par un trait deJupiter et deux anneaux.
Les quatre châssis supérieurs de chaque ferme sont à jour. Les fermessont distancées de 4“" 33, et maintenues verticales par trois cours de barresde fer dont l’une forme le faîtage, et les deux autres servent de pannes.
Le bâtiment a 12 mètres de largeur sur 30 de long. Les six fermes pe-sant chacune 960 kïl. et la couverture mises en place ont coûté 15,000 fr.
Voici ce qu’on lit dans VAide-Mémoire des Ingénieurs, publié par M.TomRichard, au sujet des couvertures métalliques, dont plusieurs documentssont empruntés au mémoire sur les couvertures de M. le colonel Belmas,dans le Mémorial de l’Officier du Génie :
« Les couvertures métalliques sont à grandes ou à petites feuilles. Lepremier système a sur le second l’avantage de diminuer les joints, aussiest-il généralement préféré, bien que le système à petites feuilles ou àardoises métalliques offre moins de chance d’accidents graves, en ce queles points d’attache y sont plus multipliés, et que de plus la pose de cesespèces d’ardoises puisse s’exécuter partout avec plus de facilité, à causede leur analogie avec les matériaux plus communément employés.
« Quel que soit le métal qu’on emploie, ces feuilles doivent être assem-blées à dilatation libre, et le recouvrement dans le sens de la pente doitêtre d’autant plus grand que cette pente est plus petite. A 1 de base sur 2de hauteur, ce recouvrement ne dépasse pas 0 m 12, il atteint 0 n ’20 à 0“25pour 6 de base sur 1 de hauteur. L’inclinaison ordinaire des couverturesmétalliques est de 21° à 25° ; et comme, en outre, ces couvertures sontextrêmement légères, le cube de bois des combles qui les portent se réduitpar mètre carré de couverture et sans les tirants des fermes à 0 m 042. Cescouvertures se posent d’ailleurs sur des lattis en bois ou en fer, ou sur desplanchers en voliges.
« Lattis des couvertures métalliques a grandes feuilles. — Lors-que le comble est en fer, la couverture s’établit sur des châssis en fer forgéqui s’encadrent exactement entfe les arbalétriers et reposent sur des ta-quets boulonnés. Ces châssis sont divisés en rectangles de 0“40 x 0 m 30environ, par de petites tringles de Fer de 0“02 X 0 m 03, de manière à for-mer des grils sur lesquels on fixe les feuilles qui s’accrochent par le bas, àl’aide de divers moyens que nous examinerons tout à l’heure.
« Lorsque le lattis est en bois, il ne consiste quelquefois qu’en une sériede tringles de 0 m 06 à G m 08 disposées horizontalement, comme des pannes,et espacées de 0 m 18 à 0 m 20. Mais, plus ordinairement, le lattis est forméde voliges de 0“014 d’épaisseur, au moins, presque jointives, entre les-