MÉTIER MULL-JENNY SELF-ACTING. 1G5
Le disque t, sur l’arbre des cames, est muni à sa face postérieure d’unerainure excentrique dans laquelle pénètre continuellement le galet f 2 d’unlevier Y'. L’axe (f de ce levier en porte, à son autre extrémité, un se-cond Z' muni d’un galet A 2 qui pénètre dans la gorge d’un manchon d’em-brayage C 2 sur l’arbre des cylindres étireurs a.
Le mouvement que vient de faire l’arbre des cames Q a agi de telle sortesur le système de leviers Y' Z', que ceux-ci ont fait débrayer le manchonC 2 , rendant ainsi folle une roue d’angle i 2 sur l’arbre a; et, comme c’estpar cette roue que l’arbre de commande A 2 de l’étirage met en mouve-ment les cylindres, ceux-ci s’arrêtent immédiatement.
Détournage du fil sur la partie nue des broches. — Pendant queles effets que nous venons de décrire se sont produits, une autre came D 2 ,à l’extrémité de l’arbre Q, et qui se compose de deux moitiés maintenuestrès-rapprochées par l’effort continuel d’un ressort en spirale k 2 , agit surle galet d’un levier E 2 tournant sur un pivot vertical P, et qui forme unefourche embrassant la gorge pratiquée dans le moyeu d’un cône de fric-tion F 2 glissant longitudinalement sur l’arbre de commande P muni, à cetendroit, d’une clavette qui empêchele cône F 2 de tourner librement sur lui.
Le mouvement que vient de faire le levier E 2 a fait embrayer le cône F 2avec un cône correspondant G 2 , fou sur l’arbre P, mais muni intérieure-ment d’une denture avec laquelle engrène constamment le pignon m 2calé à l’extrémité de l’arbre de rentrée T. Ce pignon, qui tourne conti-nuellement, entraîne les deux cônes en contact, et celui F 2 communique àl’arbre P un mouvement de rotation inverse de celui qu’il avait lorsque lacourroie m était sur la poulie fixe R.
Aussitôt, toute la commande de la corde N', qui met en mouvement lesbroches, marche en sens inverse, de même que ces dernières, et la quan-tité de fil enroulée, par la torsion, sur la partie supérieure et nue des bro-ches, se déroule.
Abaissement de la baguette et de la contre-baguette. — Lechariot est muni de supports n 2 soutenant deux axes longitudinaux o 2 p 2dont le premier porte les bras q 2 , l’extrémité desquels est traversée par labaguette r 3 . La contre-baguette P est de même portée par des bras P,fixés sur l’axe p 2 et recourbés pour pouvoir s’abaisser par dessus l’axe o 2 .
L’arbre e 2 porte un petit levier v 2 auquel s’attache une corde io 2 qui,passant autour d’une poulie de renvoi a 3 vient se relier à un système debarillet à rochet b 2 adapté à l’arbre de couche Q' dans le chariot. Ce sys-tème n’agit pas, tant que cet arbre tourne dans le sens voulu pour produirela torsion ou le renvi.dage, mais lorsque l’arbre tourne en sens inverse,pendant un court moment, pour détourner la portion de fil enroulée surla broche nue, ce rochet agit, et en attirant la corde w 2 fait décrire uneportion de révolution à l’arbre o 2 . Celui-ci porte un pignon denté c 3 en-grenant avec un secteur cP monté sur un axe (/ denté sur une partie de sacirconférence. Le pignon fait tourner ce secteur jusqu’à ce qu’un arrête 3