168
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
bour M 2 reste immobile, le goujon s 3 , dont est munie la poulie à gorge r 3 ,se mouvant entre les deux saillies du disque fixe f. Et pour empêcher quele frottement de la poulie folle n’entraine l’arbre N 2 dans sa rotation, unressort w 3 dont est muni le chariot vient appuyer fortement contre lemoyeu du disque t 3 .
C’est alors que le mouvement de l’arbre moteur P et par suite de lacorde W cesse totalement, et que le petit levier z\ entièrement libéré,tombe pour la seconde fois. Ce levier est muni, à son extrémité, d’un gou-jon qui agit sur une tringle x 3 qui commande l’embrayage double v* parl’intermédiaire d’un double levier y 3 .
Comme le goujon du levier z' pénètre dans un œil allongé de la tringlex 3 , il n’a pas pu agir sur cette tringle, dans son premier mouvement. Cen’est que lorsqu’il tombe tout à fait que, rencontrant la partie inférieurede cet œil, il agit sur l’embrayage.
La corde N' ne commande plus le tambour M' ; c’est au contraire lacorde J 2 qui, en se déroulant pendant la rentrée du chariot, met en mou-vement le tambour M', et celui-ci commande, par l’engrenage O 2 , w 3 ,l’arbre p'e t la poulie P' qui, comme on le comprendra facilement, tournedans le même sens que pendant la torsion, et fait tourner, à l’aide de lacorde N', les broches qui opèrent le renvidage, pendant toute la rentréedu chariot.
L’aiguillée étant invariablement de la même longueur, tandis que lesbobines sur les broches augmentent de diamètre, à mesure quelles sechargent, on comprend sans peine qu’il faudra un beaucoup plus grandnombre de tours pour envider une aiguillée sur la broche nue, que pourl’envider sur une bobine d’un plus grand diamètre.
Le nombre de tours que font les broches pendant la rentrée du chariotdoit donc aller en diminuant, à mesure que les broches se chargent.
Voici comment cet effet se produit :
Lorsque le renvidage a lieu sur les broches nues, l’écrou g 3 , sur lavis p 3du brasl 2 , se trouve tout à l’extrémité de cette vis, près du pivot /' (fig. 3,7 et 10). Dans cette position, cet écrou ne se déplace, dans le mouvementcirculaire du bras I 2 , que très-peu par rapport au pivot, et par conséquentla corde P se déroulant d’une grande quantité fait faire un grand nombrede tours au tambour M 2 , et par suite aux broches.
Si, au contraire, l’écrou se trouve à l’autre extrémité du bras P, commecette pièce, par suite du mouvement que fait faire la rentrée au secteur D',décrit un arc de cercle autour du pivot /', en ne s’éloignant que peu dutambour M 2 , il en résulte que la corde J 2 ne se déroule que d’une faiblequantité, et qu’elle fait tourner le tambour M 2 et les broches b beaucoupplus lentement.
Il s’agit donc de faire avancer peu à peu l’écrou g 3 sur la vis p 3 , à me-sure que le diamètre des bobines augmente.
Sur le pivot f (fig. 10) est montée une poulie folle à gorge x 3 qu’entoure