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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

mité du métier (voy. fig. 16), jusquà ce quune encoche m 4 pratiquée dansle levier arrive au-dessus du goujon. Le levier retombe alors et reste ac-croché audit goujon.

Ce mouvement na pas influé sur une tringle verticale E 3 qui traverse,par un œil allongé, un goujon w 4 fixé à lextrémité du levier C 3 .

Lextrémité supérieure de cette tringle se relie à un levier F 3 fixé surlaxe o 2 de la baguette. Lorsque celle-ci sabaisse sur les fils, le levier F 3décrit un arc de cercle et soulève le levier C 3 par le moyen de la tringle E 3 .Le chariot se trouve ainsi dégagé et peut opérer sa rentrée.

TRANSPORT DU FOIN PRESSÉ SUR LES CHEMINS DE FER .

On a reconnu jusquà présent que le transport de la plupart des produitsagricoles par les chemins de fer est difficile et fort coûteux, surtoutquand ils présentent un grand volume comparativement à leur poids. Lefoin, notamment, comme on le sait, présente cet inconvénient. Lan der-nier, on avait proposé au sein de la Société centrale dagriculture lemploide la presse hydraulique (1) pour réduire le volume de ce fourrage sur lestrucs mêmes des compagnies ; mais aujourdhui on a trouvé un moyenpréférable sous bien des rapports.

Comme il faut, avant tout, que le poids de charge dun truc soit de5,000 kil. au minimum, pour que les Compagnies ne prennent que 5 cent,par tonne et par kilomètre, et que, par les moyens ordinaires , par lescordes, on ne parvient à y faire tenir que 3,000 kil. au plus, on a proposéun appareil mobile à laide duquel six hommes suffisent pour presser enpeu de temps une masse de 5,000 kil. de foin sur un truc.

On a calculé que de Strasbourg à Paris , par exemple, les frais de trans-port du foin avec la méthode employée jusquici étaient de 35 fr. 85 c.par tonne, et quavec le nouveau procédé ils ne sélèvent quà 21 fr. 50.Léconomie est donc de 14 fr. 32 c.; les frais de lopération sur le truc nesont du reste que de 2 fr. 12 c. en sus.

M. le général Morin, auteur de cette proposition, sest attaché à démon-trer que cette mesure aurait un grand avantage, autant pour lagricultureque pour la consommation. Cest ainsi, par exemple, que le foin ayantvalu cette année 60 fr. la tonne à Sarrebourg , ne serait revenu à Paris quà 83 fr. 62 c. (hors barrière), tandis quon ly payait 115 à 118 la tonne.

On sait que depuis longtemps déjà M. Morin soccupe de la question desfoins comprimés, dune manière toute particulière, et quil est arrivé à desrésultats très-remarquables. Sa proposition est en effet, dautant plus im-portante, quelle permet deffectuer des transports sur une grande échelle,non-seulement par la voie de fer, mais encore parla voie de mer.

(i) Ncus avons publié dans le ve volume de ce Recueil les dessins et la description dune tellepresse.