186 PUBLICATION INDUSTRIELLE,
plus fortes, et on fait cette épaisseur
y = e
et de plus on la renforce intérieurement d’un cordon ou nervure n qui seraccorde avec les bras B.
Bras. — Les bras résistent comme des corps encastrés par une de leursextrémités et chargés de l’autre. L’effort qui agit pour les rompre est celuiqui s’exerce sur la denture, et s’ils étaient trop faibles la couronne de laroue commandée tournerait sans entraîner l’arbre ; ils fléchiraient un peuet se briseraient ensuite.
Les dimensions qu’on leur attribue en pratique sont bien supérieures àce que donnerait le calcul direct, attendu qu’on doit tenir compte de lacoulée pendant laquelle le retrait, en s'effectuant, les ferait casser s’ilsétaient trop faibles par rapport à la couronne qui les relie ensemble.
Un savant professeur, M. Redtenbacher, dont nous avons eu occasionde citer les travaux en traitant les proportions des boulons (vol. vm,liv. 1 ), fait porter la largeur des bras au diamètre de l’arbre de la roue ;mais cela nécessite un calcul de plus quand elle ne transmet pas toute lapuissance de son axe, et comme, d’autre part, les proportions de la den-ture donnent précisément la résistance totale delà roue, nous prenonscette condition pour base.
La largeur b des bras vers le centre de la roue égale, 18 e + 30 mil -
j-, = — s —
N exprimant le nombre de bras.
Leur épaisseur a est à peu près proportionnelle à la largeur l des dents,on a
a = 0,15 re + 2 mil -
Us diminuent de largeur vers la circonférence, suivant un angle quel’on fait habituellement égal à 2 degrés environ.
Les dimensions sont exprimées ici en millimètres.
Les bras sont garnis de fortes nervures N, dont l’épaisseur à la base estégale à celle a; on les fait un peu plus minces vers le haut à cause de ladépouille ; leur hauteur aux extrémités correspond à la couronne et aumoyeu.
Les bras ont pour section moyenne la forme indiquée fig. 5, qui est unesection suivant la ligne 5-6 (0g. 4).
On adopte assez généralement six bras et on peut se renfermer dansles nombres 4, 6 et 8, que l’on prend en raison des diamètres, en cher-chant à éviter de grandes parties de couronnes non soutenues, ce quioccasionne du faux rond quand on les tourne, ou à la fonte.
Moyeu. — L’épaisseur E du métal autour de l’arbre est encore calculéeen raison de la force et de la denture, plus une quantité fixe ajoutée pour