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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
dont la denture correspond à une chaîne sans fin B, dite chaîne deGalle (1), qui réunit les pignons de la même façon qu’une courroie.
Les fuseaux ou goujons b de la chaîne sont tournés cylindriquement ;leurs centres sont placés précisément sur le cercle primitif du pignon etsur sa tangente CD, analogue à la ligne primitive d’une crémaillère.
Le tracé graphique consiste d’abord à diviser le cercle primitif dupignon en autant de parties qu’il doit avoir de dents; puis on porte la di-vision, ou le pas, ef, sur la ligne primitive CE de la chaîne : ces parties in-diquent les centres des fuseaux b, et leur subdivision en deux, sur le cercledu pignon, donne le milieu de chaque dent.
La courbure des dents est une courbe parallèle à la développante ducercle cd, qui serait, en effet, décrite par l’un des fuseaux b, si le pignonétait fixe, et si on faisait tourner la ligne CD autour du cercle primitif.La courbe parallèle est tracée suivant une ligne tangente à des cerclesdécrits avec le rayon du fuseau, de divers points pris sur la développante.On forme le fond de la denture par un demi-cercle d’un diamètre égal àcelui des fuseaux, augmenté du jeu nécessaire, lequel est environ del/10 e .
Le diamètre des fuseaux n’est pas la moitié, mais seulement les 2/5 e dupas, d’abord en raison de la résistance du fer comparée à celle de la fonte,et puis pour diminuer autant que possible le poids de la chaîne, dont lesmaillons a doivent être d’une force relative au diamètre des fuseaux.
La fig. 3 représente à une échelle double des fig. 1 et 2 l’assemblage del’un des fuseaux b avec les chaînons a ; les extrémités du fuseau sont di-minuées de diamètre pour former tourillons, et se terminent par une têterivée qui laisse assez de liberté aux fuseaux pour que chacun d’eux puissepivoter sur lui-même.
On conçoit aisément qu’on n’a pas, dans la construction d’un tel système,le même intérêt à élargir la denture de la roue du pignon, que dans lesengrenages ordinaires : car les fuseaux agissant comme solides encastréspar leurs extrémités, leur diamètre doit être, à résistance égale, augmentéen même temps que la longueur. En général on ne dépasse pas le rapport 3pour les faibles efforts, et 2 à 2 1/2 pour les plus fortes charges.
L’emploi des engrenages à chaîne est le plus généralement limité auxefforts peu considérables et aux mouvements lents, qui ne sont pas sus-ceptibles de secousses. Lorsqu’elles ne sont pas bien proportionnées, leschaînes s’allongent en raison du nombre d’assemblages, qui finissent, ens’usant, par prendre du jeu : et alors, si les axes tournent trop vite, onéprouve des chocs ; parfois même il arrive que les maillons se brisent ousortent de la denture.
Nous pouvons néanmoins citer des exemples très-remarquables d’appii-
(1) Les chaînes de Galle sont beaucoup plus fortes, plus résistantes que les chaînes dites à laVaucanson ; elles peuvent s’établir sur des dimensions très-considérables, en multipliant lesmaillons et en leur donnant l’épaisseur nécessaire.