Band 
Tome neuvième.
Seite
196
JPEG-Download
 

196

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

dont la denture correspond à une chaîne sans fin B, dite chaîne deGalle (1), qui réunit les pignons de la même façon quune courroie.

Les fuseaux ou goujons b de la chaîne sont tournés cylindriquement ;leurs centres sont placés précisément sur le cercle primitif du pignon etsur sa tangente CD, analogue à la ligne primitive dune crémaillère.

Le tracé graphique consiste dabord à diviser le cercle primitif dupignon en autant de parties quil doit avoir de dents; puis on porte la di-vision, ou le pas, ef, sur la ligne primitive CE de la chaîne : ces parties in-diquent les centres des fuseaux b, et leur subdivision en deux, sur le cercledu pignon, donne le milieu de chaque dent.

La courbure des dents est une courbe parallèle à la développante ducercle cd, qui serait, en effet, décrite par lun des fuseaux b, si le pignonétait fixe, et si on faisait tourner la ligne CD autour du cercle primitif.La courbe parallèle est tracée suivant une ligne tangente à des cerclesdécrits avec le rayon du fuseau, de divers points pris sur la développante.On forme le fond de la denture par un demi-cercle dun diamètre égal àcelui des fuseaux, augmenté du jeu nécessaire, lequel est environ del/10 e .

Le diamètre des fuseaux nest pas la moitié, mais seulement les 2/5 e dupas, dabord en raison de la résistance du fer comparée à celle de la fonte,et puis pour diminuer autant que possible le poids de la chaîne, dont lesmaillons a doivent être dune force relative au diamètre des fuseaux.

La fig. 3 représente à une échelle double des fig. 1 et 2 lassemblage delun des fuseaux b avec les chaînons a ; les extrémités du fuseau sont di-minuées de diamètre pour former tourillons, et se terminent par une têterivée qui laisse assez de liberté aux fuseaux pour que chacun deux puissepivoter sur lui-même.

On conçoit aisément quon na pas, dans la construction dun tel système,le même intérêt à élargir la denture de la roue du pignon, que dans lesengrenages ordinaires : car les fuseaux agissant comme solides encastréspar leurs extrémités, leur diamètre doit être, à résistance égale, augmentéen même temps que la longueur. En général on ne dépasse pas le rapport 3pour les faibles efforts, et 2 à 2 1/2 pour les plus fortes charges.

Lemploi des engrenages à chaîne est le plus généralement limité auxefforts peu considérables et aux mouvements lents, qui ne sont pas sus-ceptibles de secousses. Lorsquelles ne sont pas bien proportionnées, leschaînes sallongent en raison du nombre dassemblages, qui finissent, ensusant, par prendre du jeu : et alors, si les axes tournent trop vite, onéprouve des chocs ; parfois même il arrive que les maillons se brisent ousortent de la denture.

Nous pouvons néanmoins citer des exemples très-remarquables dappii-

(1) Les chaînes de Galle sont beaucoup plus fortes, plus résistantes que les chaînes dites à laVaucanson ; elles peuvent sétablir sur des dimensions très-considérables, en multipliant lesmaillons et en leur donnant lépaisseur nécessaire.