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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Les (ig. 3 et 4 du dessin pl. 19 représentent en section verticale et enprojection horizontale le système de communication de mouvement parfriction à vitesse accélérée, appliqué à des moulins marchant en dessus,mais qui pourraient également être applicable à ceux commandés parle bas.

La fig. 5 est une coupe verticale, à une échelle plus grande, de lundes systèmes de meules, vu dans tous ses détails.

On voit que le mécanisme que les auteurs ont imaginé consiste sim-plement en une roue droite en fonte A, à dents de bois, placée sur lesommet de larbre vertical B ou le fer de meules proprement dit ; cet arbreest creux dans toute sa hauteur et se termine par une cuvette en fonte Cdans laquelle est une soucoupe a (fig. 5 ) pour recevoir le blé à moudreque lon fait venir de la trémie supérieure par le tuyau incliné b.

Ce mode remplace lengreneur fixe qui est ordinairement employé dansles moulins à langlaise. Pour régler la quantité de grains qui doit passer àla fois sous les meules, on écarte plus ou moins la partie inférieure mo-bile du tube b au moyen du balancier en fer ou en fonte d, à lextrémitéduquel est rapporté un écrou à rotule e, qui donne passage à la tringlefiletée / que lon prolonge en contre-bas afin de permettre de régler ladistribution à létage même des meules.

Un support en fonte D, dans lequel sont ajustés quatre coussinets debronze c, que lon sert au degré convenable par des vis de pression, esttraversé dans toute sa hauteur par larbre vertical B, auquel il sert de boî-tard en le maintenant exactement par le haut.

Ce support est fondu avec la grande plate-forme ou le croisillon à plu-sieurs branches E, qui réunit autant de mécanismes semblables que lemoulin comprend de paires de meules.

La roue droite A engrène avec le pignon en fonte F, qui est fixé surlarbre intermédiaire G, lequel porte la poulie horizontale H; cette poulieest aussi en fonte, mais elle est garnie sur sa circonférence extérieuredun cuir plus ou moins épais que lon fait porter exactement sur tous sespoints. Mise en contact avec la paroi extérieure également garnie et tour-née de la grande poulie K, que lon voit bien sur le plan et lélévationdensemble (fig. 3 et 4), elle est facilement entraînée par la rotation ra-pide imprimée à cette dernière avec une pression très-faible.

En effet, que lon suppose, par exemple, quune meule de l m 30, mar-chant à la vitesse normale de 120 révolutions par minute, ce qui corres-pond à une vitesse de 8 m 20 par seconde à la circonférence extérieure, quelon suppose, disons-nous, quune telle meule en travail exige une puis-sance motrice de 2 1/2 à 3 chevaux, soit en moyenne de 200 kilogrammè-tres ! En attaquant cette meule directement, soit par une poulie, soit parun engrenage, dun diamètre égal au sien, il faudrait un effort corres-pondant à une pression de 24 à 25 kilogrammes environ pour lentraîner.

Or, si on veut commander par la friction directe, une telle pression est