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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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peut être mise entièrement à découvert, par le couvercle latéral C qui estboulonné sur le devant.

Nous ferons voir plus loin, comment le jeu du tiroir seffectue, et parsuite celui de toutes les parties principales des machines.

Le piston à vapeur D contenu dans chaque cylindre, est un diaphragmecirculairemobile, composé dune garniture métallique et élastique sur toutesa circonférence, pour coïncider parfaitement avec les parois intérieures. Ilest destiné à recevoir successivement à droite et à gauche, toute la pressionde la vapeur qui arrive dans le cylindre et à transmettre la puissance auxautres pièces.

Sa tige E est en fer forgé et assez forte pour résister non-seulement à lapression, mais encore à la flexion ; elle traverse le stuffingbox/, qui estadapté au couvercle du cylindre. Pour être constamment maintenue dansune direction horizontale et rectiligne, pendant sa marche, la traverse enfer g, qui est ajustée sur la tête de cette tige et qui sert à la réunir à labielle F, porte des glissières h , mobiles dans les coulisses droites i forméessur les deux côtés du bâti de fonte G.

Quelquefois au lieu de glissières, on emploie des galets qui roulent éga-lement dans des coulisses, mais ceux-ci ne portant que sur des surfacestrès-étroites sont plus susceptibles de prendre du jeu que des coussinetsdont les surfaces en contact sont très-larges : ils ont de plus linconvénientde ne pas permettre de remédier aussi aisément à lusure que les glissières.

La bielle motrice F, étant une pièce principale, est dune forte dimen-sion et en bon fer corroyé. Elle paraît dun fort diamètre, comparative-ment à la force de la machine ; cela a été fait avec une bonne intention.Car il ne faut pas seulement quelle résiste à leffort de flexion, à la pres-sion moyenne qui a lieu sur le piston, mais encore à la pression maximumque celui-ci est susceptible de recevoir toutes les fois que la vapeur sin-troduit dans le cylindre.

Or, comme on la vu plus haut, la tension de la vapeur au momentelle arrive sur le piston au commencement de la course est 4 à 5 fois plusconsidérable que vers la fin de la course après sêtre détendue, il faut quela bielle ne puisse fléchir dans aucune position (1).

Sa longueur, daxe en axe des coussinets dassemblage, est de 2 m 90,cest-à-dire 5 fois celle de la manivelle H qui a 0 m 58. Dans bien des ma-chines, on ne donne à la bielle que 4 fois, et même souvent 3 à 3 1/2 seu-lement le rayon de la manivelle; cest un avantage pour le mécanicien,qui par cela même, économise non-seulement sur les dimensions de cettepièce importante, mais par suite et surtout sur celles du bâti qui devientplus court et moins pesant. Toutefois cest au détriment de la force utilisée,car plus une bielle est courte, plus les angles quelle forme avec la tige du

(I) Nous avons donné dans le vol. vin les règles pratiques pour les dimensions des bielles enfer et des bielles en fonte.