PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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peut être mise entièrement à découvert, par le couvercle latéral C qui estboulonné sur le devant.
Nous ferons voir plus loin, comment le jeu du tiroir s’effectue, et parsuite celui de toutes les parties principales des machines.
Le piston à vapeur D contenu dans chaque cylindre, est un diaphragmecirculairemobile, composé d’une garniture métallique et élastique sur toutesa circonférence, pour coïncider parfaitement avec les parois intérieures. Ilest destiné à recevoir successivement à droite et à gauche, toute la pressionde la vapeur qui arrive dans le cylindre et à transmettre la puissance auxautres pièces.
Sa tige E est en fer forgé et assez forte pour résister non-seulement à lapression, mais encore à la flexion ; elle traverse le stuffingbox/, qui estadapté au couvercle du cylindre. Pour être constamment maintenue dansune direction horizontale et rectiligne, pendant sa marche, la traverse enfer g, qui est ajustée sur la tête de cette tige et qui sert à la réunir à labielle F, porte des glissières h , mobiles dans les coulisses droites i forméessur les deux côtés du bâti de fonte G.
Quelquefois au lieu de glissières, on emploie des galets qui roulent éga-lement dans des coulisses, mais ceux-ci ne portant que sur des surfacestrès-étroites sont plus susceptibles de prendre du jeu que des coussinetsdont les surfaces en contact sont très-larges : ils ont de plus l’inconvénientde ne pas permettre de remédier aussi aisément à l’usure que les glissières.
La bielle motrice F, étant une pièce principale, est d’une forte dimen-sion et en bon fer corroyé. Elle paraît d’un fort diamètre, comparative-ment à la force de la machine ; cela a été fait avec une bonne intention.Car il ne faut pas seulement qu’elle résiste à l’effort de flexion, à la pres-sion moyenne qui a lieu sur le piston, mais encore à la pression maximumque celui-ci est susceptible de recevoir toutes les fois que la vapeur s’in-troduit dans le cylindre.
Or, comme on l’a vu plus haut, la tension de la vapeur au moment oùelle arrive sur le piston au commencement de la course est 4 à 5 fois plusconsidérable que vers la fin de la course après s’être détendue, il faut quela bielle ne puisse fléchir dans aucune position (1).
Sa longueur, d’axe en axe des coussinets d’assemblage, est de 2 m 90,c’est-à-dire 5 fois celle de la manivelle H qui a 0 m 58. Dans bien des ma-chines, on ne donne à la bielle que 4 fois, et même souvent 3 à 3 1/2 seu-lement le rayon de la manivelle; c’est un avantage pour le mécanicien,qui par cela même, économise non-seulement sur les dimensions de cettepièce importante, mais par suite et surtout sur celles du bâti qui devientplus court et moins pesant. Toutefois c’est au détriment de la force utilisée,car plus une bielle est courte, plus les angles qu’elle forme avec la tige du
(I) Nous avons donné dans le vol. vin les règles pratiques pour les dimensions des bielles enfer et des bielles en fonte.