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Tome neuvième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

surface de chauffe peut produire 20 à 25 kil. de vapeur par heure en ser-vice courant, soit environ 22 kil. en moyenne, en brûlant du charbon deterre ou de la houille de bonne qualité.

On voit donc que chaque chaudière est capable dengendrer par heure,

22 X 30,59 = 672^-98,

cest-à-dire près de 27 kilog. de vapeur par heure et par force de cheval.

Or, on verra plus loin que, daprès les dispositions des machines, cettequantité est de beaucoup supérieure à la dépense que celles-ci doiventfaire pour la puissance nominale de 48 chevaux, lorsque deux chaudièresfonctionnent.

On estime quun kilog. de houille, bonne qualité, peut produire 6 kilog.de vapeur dans ces sortes de chaudières et de fourneaux, et quelquefoismême 7 kilog., lorsque le feu est bien conduit.

On reconnaît par les fîg. 1 et 2, pl. 20, que les fourneaux sont placéssur le prolongement et dans le bâtiment des machines dont ils ne sontséparés que par une cloison vitrée A 2 , qui est percée dune porte, permet-tant au chauffeur ou au mécanicien de passer tantôt dun côté et tantôt delautre. Il existe un espace denviron 4 mètres entre la base des cylindresà vapeur et le devant des fourneaux, ce qui donne lemplacement néces-saire, en avant de ceux-ci, pour quon puisse jeter le charbon sur la grille,passer le ringard dans les barreaux et nettoyer les carneaux.

Une portion de plancher B 2 met en communication le sol des machinesavec le dessus des fourneaux, et un escalier C 2 permet de descendre auxfoyers.

Les machines et les chaudières sont également séparées du reste delusine par une cloison prolongée D 2 , de sorte que le moteur est dans unechambre, et le système de génération de vapeur dans une autre. On peutdonc tenir toutes les parties de lappareil, et particulièrement des ma-chines, dans un parfait état, sans difficulté.

Comme il y a une différence de niveau entre le sol du moulin et celuides machines, quelques marches descaliers sont établies en face des portesde communication.

On voit bien sur les figures le grand tuyau de vapeur ô, qui relie les chau-dières aux machines; ce tuyau se divise, comme on se rappelle, en deuxbranches b', qui descendent sur la boîte de distribution de chaque cylindre.On sait quà la jonction de ces branches se trouve la boîte à soupape c,mise en communication avec le régulateur. A lautre extrémité le tuyau estassemblé avec une branche transversale b 2 , laquelle porte trois tubuluresmunies de robinets et boulonnées vers la partie supérieure des dômescylindriques E 2 qui surmontent chacune des chaudières F 2 . Ces robinetspermettent détablir la communication dune chaudière à lautre et delinterrompre à volonté; par conséquent, on peut indifféremment fairemarcher lune ou lautre.