MACHINES A VAPEUR.
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1° Que la surface ou l’aire du piston à vapeur est égal à(0 m 54) 2 x0,7854 = 0 m -?-2290 ou 2290 ceilt - panés.
2° Que le volume engendré par le piston à chaque coup simple est de0 m <i'2290 X1“ 16 = 0 m - c -2656 ou 265 litres 6.
On voit, d’après cela, que si l’on faisait venir la vapeur dans le cylindrependant toute la longueur de la course, on dépenserait à chaque coupsimple, c’est-à-dire à chaque cylindrée, un volume égal à
265,6 décimètres cubes ou près de 266 litres;
et par conséquent, en faisant 25 tours, ou 50 coups simples par minute, ladépense de vapeur serait de
50X266 = 1330 litrcs ou l m -é-330.
On se trouverait évidemment dans de mauvaises conditions, si on mar-chait ainsi, parce qu’on dépenserait réellement beaucoup trop de vapeur etpar suite trop de combustible, proportionnellement à la force que l’onobtiendrait.
En effet, la vapeur arrivant ainsi constamment dans le cylindre à unepression de 4 atmosphères, par exemple, est évidemment capable, en sor-tant de ce cylindre, de produire un certain travail, puisqu’elle auraitencore la même pression. Or, si on l’envoie dans le condenseur, ou dansl’air, elle est complètement perdue, tandis qu’elle peut réellement êtreutilisée comme force expansive.
On entend par force expansive de la vapeur, la puissance dont elle estcapable, ou l’effet qu’elle peut produire, en se détendant , c’est-à-dire encherchant à occuper un volume plus grand.
Ainsi, supposons que la vapeur à 4 atmosphères, sortant du cylindre ci-dessus, soit envoyée dans un second cylindre d’une capacité double, elleagira sur le piston de celui-ci, avec une pression moyenne de 2 atmo-sphères, puisque, d’après ce qui a été indiqué en commençant, les pressionsde la vapeur sont en raison inverse des volumes qu’elle occupe (1).
Mais au lieu de produire cet effet dans un second cylindre, ce qui com-plique la machine, on peut très-bien le produire dans le premier cylindremême, en interrompant l’arrivée de la vapeur pendant une portion de lacourse du piston, et en laissant agir par expansion, c’est-à-dire pendant lerestant delà course, celle qui s’y est introduite.
Admettons, par exemple, que dans le cylindre de 0 m 54, on ne fasse ar-river la vapeur que pendant la moitié de la course du piston, au lieu de lafaire venir pendant toute la course, et voyons ce qui se produira, si cettevapeur en y entrant est à la pression de 4 atmosphères.
(I) Voir le vm e vol. pour la description des machines à deux cylindres.