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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
chimique, dit l’auteur, a pour objet, sans porter atteinte au germe ou à la substancefarineuse, de donner, à l’extérieur comme à l’intérieur, la mort à toute semencevégétale parasite, à tout corps animal à l’état d’œuf, de larve, de ver ou d’insecte,et enfin d’expulser toute odeur et saveur étrangère.
Vient ensuite la quatrième opération, celle du séchage, qui consiste à faire passerle blé dans une série de cylindres en toile métallique, disposés suivant des pentesgraduées et roulant sur eux-mêmes au milieu d’un conduit aspirateur, à dimensionsproportionnelles formant chambre calorifère, qu’un courant d’air libre, traversantun foyer de combustible brûlant à feu nu, parcourt rapidement dans une ascensioncontinue.
En sortant de cet appareil, le blé traverse un système analogue de cylindres,fonctionnant à l’air atmosphérique ou par un refroidissement graduel; il acquiert lecomplément d’une siccité parfaite et vient enfin se reposer à l’état naturel etnormal.
Une addition prise, le 1B mars 1835, au nom de M. Fourcault, cessionnaire de M. deMaupeou, tout en conservant les systèmes graduels de lavage, contient une modifi-cation dans la construction du séchoir à cylindre, afin de proportionner selon les be-soins la puissance de l’appareil à l’importance de l’établissement ou des quantitésde grains sur lesquelles on est susceptible d’opérer.
Le même inventeur a également pris un nouveau brevet de quinze ans le 13 no-vembre 1846, pour des perfectionnements apportés à son système.
Mais ce procédé (1), qui pendant quelques années a fait beaucoup de bruit dansle commerce de la meunerie, n’a cependant pas été répandu, comme on l’espérait;à l’exception de quelques grands établissements, comme les magasins de La Villette,à Paris , on ne l’a pas appliqué, d’une part, parce qu’il devenait très-dispendieuxd’achat et d’entretien, et d’un autre côté, parce qu’il était réellement trop compliquéet que d’ailleurs il faisait craindre pour les moulins plus de risques d’incendie.
Vers la même époque, le 30 septembre <1835, M. Thomas, de Paris , se fit breveterpour un appareil qu’il nomme cône dessiccateur, destiné à dessécher les céréales etautres graines, en opérant soit à leur état naturel, soit après un lavage préalable.Cet appareil, propre par sa forme et ses dimensions à être placé sur un chariot, àl’usage des cultivateurs, se composait de deux cônes rotatifs placés l’un dans l’autre, etconstruits avec des tringles de fer et de la toile métallique, renfermant des morceauxde tôle découpés, dont les pointes étaient relevées. Un fourneau muni de tuyauxtraversant leur intérieur servait à les chauffer. Le grain, versé dans une trémie pla-cée en tête, se répandait lentement entre ces cônes pendant leur rotation et en sortaitpar l’extrémité opposée, après avoir été chauffé sans danger au degré convenable (2).
Nous aurions encore à mentionner dans ce genre de procédés les brevets délivrésen France depuis quelques années ; tels sont :
1 " L’appareil dit à laver, sécher et essuyer les blés et autres céréales, breveté leB mars 1847, au nom de M. Jovela ;
2° Le magasin à planches inclinées, destiné à garantir les grains de toute espècecontre l’influence de l’atmosphère, à les emmagasiner, les sécher et purifier, parVon Wiebeking, breveté le 27 septembre 1847 ;
(1) Le brevet primitif et son addition sont entièrement décrits dans le volume lxxii des brevetsexpirés , page 216, pi. 19.
(2) Tome lxxiv, page 126, pl. 2 bis, des Brevets expirés en 1850 et 1851.