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Tome neuvième.
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CONSERVATION DES GRAINS.

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Il en résulte que le grain sécoule par tranches verticales ayant pourépaisseur lespace compris entre deux jambes de force a', en même tempsque par couches horizontales ayant pour la. geur la surface correspondanteà une tranche, sur toute la largeur du réservoir.

Le dessin fait voir que cette disposition sapplique à la moitié dun ré-servoir.

Le blé sécoule sur ces conduits parles cases ouvertes, tombe dans lesauges demi-circulaires en tôle F, qui ont chacune pour longueur la lar-geur même des réservoirs (lîg. 2 e ) et qui sont assujetties par leurs extrémitéssur des châssis en boistî, lesquels sont disposés pour servir en même tempsde support aux élévateurs ou chaînes à godets dont nous allons parler.

DES VIS SANS FIN ET DES ÉLÉVATEURS.

Chaque auge forme enveloppe aux vis sans fin H, qui ont pour objet deconduire le blé dun bout à l'autre, en lagitant continuellement afin de leverser dans la boîte I de lélévateur correspondant. Ces vis se composentdun arbre en bois rond, monté sur des tourillons en fer, et garni dunehélice en tôle ou en fer-blanc / de 18 à 20 centimètres de pas.

M. Huart, pour forcer le blé, tout en avançant, à se relever au-dessus delaxe, a eu lbeureuse idée dajouter de petites palettes minces g , vers lesommet ou lextérieur de lhélice; ces palettes, prenant à chaque révolutionune certaine quantité de grains, les soulèvent et les reprojettent dans l'auge,de sorte quils sont ainsi constamment secoués pendant tout le trajet quilsdoivent faire jusquà lélévateur.

Cette disposition aussi simple quingénieuse a le mérite de dégager unepartie de la poussière que le blé peut contenir, et en même temps denleveraussi une portion de son humidité ; elle remplace avantageusement le pel-letage ordinaire.

Comme lespace ménagé de chaque côté des vis, entre les massifs demaçonnerie qui supportent les réservoirs, espace dailleurs nécessaire pourquun homme puisse y passer, forme avec les intervalles .1 également lais-sés entre les réservoirs, des espèces de cheminées dappel, les courantsdair chassent naturellement la poussière et lhumidité au dehors. Les par-ties non volatiles qui tombent dans le bas sont facilement enlevées parlouvrier chargé de conduire tout lappareil, et particulièrement de changerla place des augets ou conduits mobiles E, toutes les fois quil est jugéutile de le faire. Au besoin, du reste, on pourrait effectuer cette opérationmécaniquement, à laide dun encliquetage par le moteur même delusine.

La même vis et par suite le même élévateur peut desservir, comme onle voit sur le dessin (fig. 2), toutes les cases de chaque côté, qui sont,comme nous lavons dit, ouvertes successivement, à des moments donnés.11 est naturel de penser que si on adoptait un mécanisme pour varier la

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IX.