CONSERVATION DES GRAINS.
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Il en résulte que le grain s’écoule par tranches verticales ayant pourépaisseur l’espace compris entre deux jambes de force a', en même tempsque par couches horizontales ayant pour la. geur la surface correspondanteà une tranche, sur toute la largeur du réservoir.
Le dessin fait voir que cette disposition s’applique à la moitié d’un ré-servoir.
Le blé s’écoule sur ces conduits parles cases ouvertes, tombe dans lesauges demi-circulaires en tôle F, qui ont chacune pour longueur la lar-geur même des réservoirs (lîg. 2 e ) et qui sont assujetties par leurs extrémitéssur des châssis en boistî, lesquels sont disposés pour servir en même tempsde support aux élévateurs ou chaînes à godets dont nous allons parler.
DES VIS SANS FIN ET DES ÉLÉVATEURS.
Chaque auge forme enveloppe aux vis sans fin H, qui ont pour objet deconduire le blé d’un bout à l'autre, en l’agitant continuellement afin de leverser dans la boîte I de l’élévateur correspondant. Ces vis se composentd’un arbre en bois rond, monté sur des tourillons en fer, et garni d’unehélice en tôle ou en fer-blanc / de 18 à 20 centimètres de pas.
M. Huart, pour forcer le blé, tout en avançant, à se relever au-dessus del’axe, a eu l’beureuse idée d’ajouter de petites palettes minces g , vers lesommet ou l’extérieur de l’hélice; ces palettes, prenant à chaque révolutionune certaine quantité de grains, les soulèvent et les reprojettent dans l'auge,de sorte qu’ils sont ainsi constamment secoués pendant tout le trajet qu’ilsdoivent faire jusqu’à l’élévateur.
Cette disposition aussi simple qu’ingénieuse a le mérite de dégager unepartie de la poussière que le blé peut contenir, et en même temps d’enleveraussi une portion de son humidité ; elle remplace avantageusement le pel-letage ordinaire.
Comme l’espace ménagé de chaque côté des vis, entre les massifs demaçonnerie qui supportent les réservoirs, espace d’ailleurs nécessaire pourqu’un homme puisse y passer, forme avec les intervalles .1 également lais-sés entre les réservoirs, des espèces de cheminées d’appel, les courantsd’air chassent naturellement la poussière et l’humidité au dehors. Les par-ties non volatiles qui tombent dans le bas sont facilement enlevées parl’ouvrier chargé de conduire tout l’appareil, et particulièrement de changerla place des augets ou conduits mobiles E, toutes les fois qu’il est jugéutile de le faire. Au besoin, du reste, on pourrait effectuer cette opérationmécaniquement, à l’aide d’un encliquetage mû par le moteur même del’usine.
La même vis et par suite le même élévateur peut desservir, comme onle voit sur le dessin (fig. 2), toutes les cases de chaque côté, qui sont,comme nous l’avons dit, ouvertes successivement, à des moments donnés.11 est naturel de penser que si on adoptait un mécanisme pour varier la
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IX.