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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
pièces qui s’ajustent l’une contre l’autre, composent ce que l’on appelleles tympans; ceux des fermes de rive ne portent des nervures que d’uncôté sur la face intérieure (fig. 2), mais les châssis intermédiaires sontnervés sur les deux faces (fig. 3 et 18). Dans tous le côté supérieur estdroit, de manière qu’étant réunis, ils ne forment plus qu’un seul etmême plan à peu près horizontal, pour recevoir les plaques des planchers.Nous disons à peu près horizontal, parce que ce plan ne l’est pas exacte-ment en effet, c’est-à-dire qu’au lieu de former un angle droit avec lesfaces verticales des piles et des culées, il forme au contraire un angle de90 u 5, à cause de l’inclinaison générale du pont.
Les châssis extrêmes, qui sont les plus grands, portent d’un côté unenervure extérieure qui s’encastre dans l’épaisseur de la maçonnerie dechaque pile sur une profondeur deO m 12, et sur la hauteur entière quin’est pas moins de 0 m 34.
Pour rendre les tympans solidaires, comme on l’a fait des voussoirs, ilssont également réunis par des entretoises ou mieux des croix de saint-André en fonte (fig. 2 et 3), qui les maintiennent ainsi parfaitementrigides.
Les planchers qui viennent reposer sur les tympans pour porter les railssont composés de plaques de fonte cintrées I (fig. 19 et 20), de forme rec-tangulaire extérieurement renforcée d’une part avec une nervure dans lemilieu, et de l’autre avec des nervures à oreilles sur les côtés parallèlesqui s’assemblent par des boulons à écrous. Ces plaques n’ont que 15 mil-limètres d’épaisseur sur la plus grande partie, mais leurs nervures en ont17 et augmentent de hauteur vers le milieu ; elles ont 0 m 690 de large surl m 275 de longueur. Elles se fixent sur les bords des tympans chacune parquatre boulons à écrous de 22 millimètres de diamètre. Des trous en en-tonnoir de 15 millimètres seulement sont ménagés vers les extrémités deces plaques pour donner issue à la pluie.
C’est au-dessus de ce plancher de fonte que l’on établit les deux voiesferrées qui se composent, comme on sait, de rails parallèles en fer J (fig. 4)retenus de distance en distance par des chaises ou supports en fonte assiset boulonnés sur des traverses ou longrines en bois.
Des corniches et parapets. — Sur les deux fermes de rive de chaquearche, on a dû élever des parapets ou garde-corps, qui, comme toutes lesautres parties, sont en fonte. A cet effet, les tympans de ces fermes por-tent des corniches à nervures K, pleines extérieurement et présentant ensection la forme indiquée sur la coupe transversale fig. 21. Ces cornichessont fondues en 22 morceaux, 11 pour chaque côté. Leur épaisseur n’estque de 15 millimètres, mais les nervures qui les renforcent sur toute leurhauteur ont 0 m 10 de saillie et ne sont espacées que de 0 m 52. Elles portent,en outre, à la base 0 m 174 de large; et à leur partie supérieure 0 m 260.C’est sur cette partie que l’on assemble les montants des garde-corps, les-quels sont aussi composés de châssis de fonte L, formant encadrement