Band 
Tome neuvième.
Seite
329
JPEG-Download
 

VJÂMJC DE EltOUAHD.

329

ce qui correspond seulement à une vitesse de :

0 m 97

= 0 m 00868 par seconde,feü

A côté du gros pignon s, le constructeur a eu le soin de placer uneroue à rochet x dans laquelle les ouvriers engagent, chaque fois quilssont en travail, le cliquet de retenue x' (fig. 9 et 10), afin de maintenir lacharge à chacun des points de la hauteur à laquelle elle est élevée.

Pendant le mouvement un loquet à contre-poids y (fig. 7 et 11) placé surle bout de laxe u entre le bâti et lune des manivelles X, empêche latranslation de cet arbre dans le sens indiqué par la flèche/.

Quand la charge est arrivée au point il sagit de la descendre, lesouvriers sortent les manivelles, et lun deux soulève le cliquet x', tandisque lautre presse sur le levier L du frein proprement dit r' afin demodérer la vitesse du mouvement descensionnel. Ce frein se compose,comme le montrent les fig. 8 et 9, de deux poulies à gorge P', montéesrespectivement sur les axes des pignons r et t, et embrassées en grandepartie sur leur circonférence par deux ressorts en acier non trempé -r'; ilest aisé de reconnaître quen appuyant sur la poignée du levier V, on faittourner son axe dune petite quantité, dans la direction de la flèche indi-quée fig. 9, et qualors les extrémités des ressorts qui sont attachées à despoints opposés du petit disque d', porté par cet axe, tournant forcémentdans le même sens, opèrent sur les poulies une plus grande pression, etpar suite augmentent notablement la friction, qui peut devenir par celamême assez forte pour arrêter au besoin toute la charge.

Lorsquil sagit, au contraire, de manœuvrer des pièces moins pesantes,on soulève le loquet y, afin de pouvoir repousser laxe u dans le sens de laflèche (fig. 7) jusquà ce que le pignon t soit dégrené; le même loquet,redescendu tout à fait à lextrémité de larbre, à la place de la manivelle,empêche cet arbre de revenir à son ancienne position. On engage alors lesmanivelles sur les carrés de laxe s, pour faire tourner directement le grospignon r, qui, de cette sorte, a une vitesse de rotation près de cinq foisplus grande, et permet, par suite, de faire monter la charge autant de foisplus vite.

Lors de la descente, laxe de ce pignon t ne tournant pas, le frein n'agitque sur la poulie de celui s, de sorte que Sa résistance quil produit estégalement proportionnée à la charge à descendre.

Toute cette disposition a permis de faire avancer très-rapidement,comme nous lavons dit, la pose des fontes et même des corniches et desparapets en pierres à taille.

Pour satisfaire au désir qui nous a été exprimé par lauteur, nous nousfaisons un devoir, en terminant cette description, de dire que pendantlexécution simuitanée des deux viaducs dArs et de Frouard , M. E. Kraffta été puissamment secondé par la confiance et ia largesse de vues de