VJÂMJC DE EltOUAHD.
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ce qui correspond seulement à une vitesse de :
0 m 5î 97
—„„— = 0 m 00868 par seconde,feü
A côté du gros pignon s, le constructeur a eu le soin de placer uneroue à rochet x dans laquelle les ouvriers engagent, chaque fois qu’ilssont en travail, le cliquet de retenue x' (fig. 9 et 10), afin de maintenir lacharge à chacun des points de la hauteur à laquelle elle est élevée.
Pendant le mouvement un loquet à contre-poids y (fig. 7 et 11) placé surle bout de l’axe u entre le bâti et l’une des manivelles X, empêche latranslation de cet arbre dans le sens indiqué par la flèche/.
Quand la charge est arrivée au point où il s’agit de la descendre, lesouvriers sortent les manivelles, et l’un d’eux soulève le cliquet x', tandisque l’autre presse sur le levier L’ du frein proprement dit r' afin demodérer la vitesse du mouvement descensionnel. Ce frein se compose,comme le montrent les fig. 8 et 9, de deux poulies à gorge P', montéesrespectivement sur les axes des pignons r et t, et embrassées en grandepartie sur leur circonférence par deux ressorts en acier non trempé -r'; ilest aisé de reconnaître qu’en appuyant sur la poignée du levier V, on faittourner son axe d’une petite quantité, dans la direction de la flèche indi-quée fig. 9, et qu’alors les extrémités des ressorts qui sont attachées à despoints opposés du petit disque d', porté par cet axe, tournant forcémentdans le même sens, opèrent sur les poulies une plus grande pression, etpar suite augmentent notablement la friction, qui peut devenir par celamême assez forte pour arrêter au besoin toute la charge.
Lorsqu’il s’agit, au contraire, de manœuvrer des pièces moins pesantes,on soulève le loquet y, afin de pouvoir repousser l’axe u dans le sens de laflèche (fig. 7) jusqu’à ce que le pignon t soit dégrené; le même loquet,redescendu tout à fait à l’extrémité de l’arbre, à la place de la manivelle,empêche cet arbre de revenir à son ancienne position. On engage alors lesmanivelles sur les carrés de l’axe s, pour faire tourner directement le grospignon r, qui, de cette sorte, a une vitesse de rotation près de cinq foisplus grande, et permet, par suite, de faire monter la charge autant de foisplus vite.
Lors de la descente, l’axe de ce pignon t ne tournant pas, le frein n'agitque sur la poulie de celui s, de sorte que Sa résistance qu’il produit estégalement proportionnée à la charge à descendre.
Toute cette disposition a permis de faire avancer très-rapidement,comme nous l’avons dit, la pose des fontes et même des corniches et desparapets en pierres à taille.
Pour satisfaire au désir qui nous a été exprimé par l’auteur, nous nousfaisons un devoir, en terminant cette description, de dire que pendantl’exécution simuitanée des deux viaducs d’Ars et de Frouard , M. E. Kraffta été puissamment secondé par la confiance et ia largesse de vues de