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PUBLICATION INDUSTKIKLLE.
D’où
d =
0. 80 X 4560
= 0 m 60
Ainsi le diamètre cherché de la poulie qui marche à la plus grandevitesse est de 0“ 60. On verra plus loin qu’il importe de ne pas donner auxpoulies des dimensions trop réduites, pour éviter le glissement et l’usuredes courroies. Il est utile pour cela de déterminer d’abord la largeur qu’ilconvient de fixer à ces dernières.
LARGEUR DES COURROIES.
On comprend sans peine que la courroie qui met deux poulies en com-munication est directement soumise à l’effort à transmettre, effort quel’on exprime encore de la môme manière que dans les engrenages, c’est-à-dire :
En divisant la force transmise exprimée en kilograrnmètres par la vitesse,ou l’espace parcouru en mètres par seconde , mesurée à la circonférenceextérieure des poulies;
On en déduit alors la largeur de la courroie d’après la résistance propredu cuir à la traction (1).
Mais si l’on observe l’action des courroies sur leurs poulies, on trouveque l’effort qu’elles sont capables de transmettre dépend surtout du frotte-ment développé à la surface de ces dernières, et par suite d’une certainetension donnée préalablement à la courroie ; sans cette tension, celle-ciglisserait et n’entraînerait pas sa poulie; par conséquent, elle ne trans-mettrait rien.
Le problème, de simple qu’il pouvait paraître tout d’abord, devient parcela même très-complexe; il peut s’énoncer ainsi :
Quelle tension primitive doit-on donner à une courroie devant trans-mettre un effort donné, pour que le frottement développé à la surface despoulies soit supérieur à cet effort?
Les auteurs des traités de mécanique qui se sont occupés des transmis-sions de mouvement, et particulièrement MM. Poncelet et A. Morin, ontrésolu le problème d’une manière rigoureuse dans ses applications auxpoulies, et aux tambours ou aux treuils en bois sur lesquels on enrouledes cordes pour arrêter ou soutenir des corps pesants. Les formules qu’ilsont établies sont basées sur la loi suivante :
L’effort nécessaire pour faire glisser une corde ou courroie qui entoureun tambour fixe, et qui soutient un poids donné, est égal à ce poids, plus
(i) Nous ne pouvons examiner ici que les courroies eu cuir qui sont en usage le plus géné-ralement dans les ateliers de construction, dans les fabriques et dans les manufactures. Lescourroies composées en toiles caoutchoutées, en gutta-percha, ou en d'autres matières n’ontpas été jusqu’alors suüisumment expérimentées, et ne sont pas encore adoptées.