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Tome neuvième.
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CONSTRUCTION DÛS MACHINES.

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(Fig. 4) Poulie de grande dimension. Cette poulie commandelarbre de couche principal dun grand atelier de construction, et la forcequelle transmet nest pas moins de i5 à 16 chevaux.

La jante est très-forte, et porte une nervure n à lintérieur qui se rac-corde avec les bras; ceux-ci, au nombre de six, sont droits et garnis denervures comme les roues dengrenages.

La flg. 4 bis est une section moyenne de lun des bras.

Le diamètre réel de cette poulie, qui na pu être dessinée entière surla figure est de 2 m 400 ; la largeur de la courroie égale 184 mill.

(Fig. 5) Poulies a joues.Cette figure représente une section ver-ticale de deux poulies A et A', montées sur un arbre C. Lune, celle A, estfixée à larbre par une clavette c et sappelle poulie fixe; la deuxième A' yest ajustée libre, et son mouvement est tout à fait indépendant de celuide larbre : elle porte généralement le nom de poulie folle.

On sait que la disposition particulière de ces deux poulies a pour butde donner le mouvement à une machine et de le suspendre à volonté, enfaisant glisser la courroie de lune sur lautre. En effet, lorsque la courroiese trouve sur la poulie fixe, larbre doit participer à son mouvement, puis-quils sont rendus solidaires par la clavette ; la poulie folle, au contraire,obéit au mouvement de la courroie, et ne le transmet pas à larbre, surlequel elle tourne librement.

La courroie recevant par ce fait un mouvement de transport chaquefois quon veut mettre en marche ou arrêter, comme il pourrait sensuivrequelle tombât hors des poulies, on munit souvent ces dernières dun re-bord saillant ou dune joue mince/ qui sert à prévenir cet accident.

Le système des bras ou croisillons est remplacé ici par une toile pleine t,dune épaisseur faible et uniforme, affleurant extérieurement les rebords/.Cette forme offre de véritables avantages sous le rapport de la facilité dutournage et de lentretien; une surface unie ne présente pas non plus lesmêmes dangers que des bras détachés, dans lesquels on peut se prendrequelquefois, et les poulies de commande sont précisément presque tou-jours à portée dêtre atteintes.

On fait aujourdhui une grande application de ce genre de pouliespleines, dans les métiers de filature, et dans bien des machines dont lesmouvements sont rapides, lorsque les diamètres sont inférieurs à 50 ou60 centimètres.

Dans les poulies pleines, simples, la toile occupe, comme les bras ordi-naires, le milieu de la largeur de la couronne, condition plus convenable àla résistance.

La partie de larbre C qui reçoit la poulie folle A' est dun diamètre unpeu moindre que celle sur laquelle la poulie fixe est montée, pour formerune sorte de collet. On emploie pour retenir la poulie A' à sa place unefausse embase r, avec une vis de pression v, ou souvent encore, le boutde l>rbre est taraudé et porte un écrou et une rondelle; cette deuxième