CONSTRUCTION DÛS MACHINES.
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(Fig. 4) Poulie de grande dimension. — Cette poulie commandel’arbre de couche principal d’un grand atelier de construction, et la forcequ’elle transmet n’est pas moins de i5 à 16 chevaux.
La jante est très-forte, et porte une nervure n à l’intérieur qui se rac-corde avec les bras; ceux-ci, au nombre de six, sont droits et garnis denervures comme les roues d’engrenages.
La flg. 4 bis est une section moyenne de l’un des bras.
Le diamètre réel de cette poulie, qui n’a pu être dessinée entière surla figure est de 2 m 400 ; la largeur de la courroie égale 184 mill.
(Fig. 5) Poulies a joues. —Cette figure représente une section ver-ticale de deux poulies A et A', montées sur un arbre C. L’une, celle A, estfixée à l’arbre par une clavette c et s’appelle poulie fixe; la deuxième A' yest ajustée libre, et son mouvement est tout à fait indépendant de celuide l’arbre : elle porte généralement le nom de poulie folle.
On sait que la disposition particulière de ces deux poulies a pour butde donner le mouvement à une machine et de le suspendre à volonté, enfaisant glisser la courroie de l’une sur l’autre. En effet, lorsque la courroiese trouve sur la poulie fixe, l’arbre doit participer à son mouvement, puis-qu’ils sont rendus solidaires par la clavette ; la poulie folle, au contraire,obéit au mouvement de la courroie, et ne le transmet pas à l’arbre, surlequel elle tourne librement.
La courroie recevant par ce fait un mouvement de transport chaquefois qu’on veut mettre en marche ou arrêter, comme il pourrait s’ensuivrequ’elle tombât hors des poulies, on munit souvent ces dernières d’un re-bord saillant ou d’une joue mince/ qui sert à prévenir cet accident.
Le système des bras ou croisillons est remplacé ici par une toile pleine t,d’une épaisseur faible et uniforme, affleurant extérieurement les rebords/.Cette forme offre de véritables avantages sous le rapport de la facilité dutournage et de l’entretien; une surface unie ne présente pas non plus lesmêmes dangers que des bras détachés, dans lesquels on peut se prendrequelquefois, et les poulies de commande sont précisément presque tou-jours à portée d’être atteintes.
On fait aujourd’hui une grande application de ce genre de pouliespleines, dans les métiers de filature, et dans bien des machines dont lesmouvements sont rapides, lorsque les diamètres sont inférieurs à 50 ou60 centimètres.
Dans les poulies pleines, simples, la toile occupe, comme les bras ordi-naires, le milieu de la largeur de la couronne, condition plus convenable àla résistance.
La partie de l’arbre C qui reçoit la poulie folle A' est d’un diamètre unpeu moindre que celle sur laquelle la poulie fixe est montée, pour formerune sorte de collet. On emploie pour retenir la poulie A' à sa place unefausse embase r, avec une vis de pression v, ou souvent encore, le boutde l>rbre est taraudé et porte un écrou et une rondelle; cette deuxième