CONSTRUCTION DES MACHINES.
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Si nous supposons d’abord que l’un de ces cônes soit mis en rapportavec un tambour cylindrique qu’il commande, la vitesse de rotation ducône étant uniforme, les vitesses variables communiquées au tambour,par chaque diamètre différent du cône , formeront une progression pardifférence pareille à celle que forment ces diamètres ; cette progressionétant ici
3 . 3,5 . 4 . 4,5 . 5,
celle des vitesses du tambour, la vitesse communiquée par le diamètre 3,prise pour unité, sera
3 3^5 4 ^5 53 ‘ .3 3 ' 1T ' 3’
d’où la règle suivante :
Les vitesses de rotation transmises par un cône à un tambour cylin-drique, ou ce qui revient au môme, celles linéaires de la couronne, sontproportionnelles aux diamètres successifs du cône, la vitesse de ce dernierétant uniforme.
Les diamètres successifs du cône formant une progression régulièrepar différence, on se trouve dans les mêmes conditions que si la courroiese déplaçait de quantités égales sur un véritable tambour conique. Or, sinous supposons en effet que cela soit, et que la courroie, sans cesser decommander le tambour cylindrique, soit animée d’un mouvement detranslation parfaitement uniforme, suivant la longueur de l’axe du cône,ou du tambour conique, la variation du diamètre , et par conséquent devitesse, aura lieu suivant des temps égaux, d’où il est facile de déduire :
Que les vitesses seront proportionnelles aux temps que la courroie met àparcourir la longueur du tambour conique.
Il résulte de ces conditions que l’axe du tambour cylindrique est animéd’un mouvement dit, uniformément accéléré ou retardé suivant que lacourroie se déplace en allant du petit diamètre au grand, et vice versa.Par conséquent, si on suspendait un poids à une corde s’enroulant sur letambour cylindrique, ce poids serait animé d’un mouvement absolumentde la même nature que celui qui lui serait communiqué en tombantlibrement par l’action naturelle de la pesanteur.
Si le tambour commande au contraire le cône, sa vitesse étant aussiuniforme, les vitesses de rotation du cône formeront une progression sem-blable mais inverse à la précédente : c’est-à-dire que, dans les mêmesconditions, la vitesse du petit diamètre étant prise pour unité, on a
3 3 3 3
3 ' 3,5 ‘ 4 ' 45 ’ 5
Les vitesses successives communiquées à l’axe du cône sont donc inver-