CONSTRUCTION DES MACHINES.
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circulaire D, formée de six segments séparés, qui peuvent glisser sur cettepartie dressée, tout en s’y appuyant par l’une des rives et par leurs talonsou oreilles a, afin de rester constamment dans le même plan.
Chaque segment porte une tige en fer b, qui est en partie taraudée, etqui passe à travers trois pattes ou oreilles c, fondues avec le plateau ;entre deux de ces dernières est placée une roue d’angle E, dont l’inté-rieur fait écrou pour la vis b.
Comme les six roues E engrènent ensemble, et que les vis b ont alter-nativement le taraudage en sens opposé, on comprendra facilement qu’ilsuffit de donner un mouvement à l’une de ces roues pour les faire mou-voir toutes, et par cela même, repousser les segments en dehors, ou lesrapprocher du centre, suivant le sens du mouvement donné aux roues ;on opère du reste ce mouvement en agissant avec une clef sur le moyeuqui est taillé à six pans.
On arrive ainsi à varier le diamètre enveloppé par la courroie, et celadans des limites dépendantes des dimensions générales de la poulie.
Les solutions de continuité que présente la jante, et l’invariabilité de lacourbure des segments, malgré le changement de diamètre, pourraientnuire s’il s’agissait de transmettre des efforts considérables; mais cettepoulie n’était employée qu’à mettre en mouvement les bobinoirs ou en-souples qui reçoivent le papier à la fin de l’opération ; on sait que la vitesseangulaire de ces ensouples doit nécessairement varier à mesure qu’elles sechargent, pour éviter que cette vitesse en augmentant ne produise unétirage sur le papier, ce qui le ferait rompre inévitablement. Ce systèmede poulies est en résumé très-propre à toutes les applications de ce genrequi ne nécessitent pas un trop grand effort.
(Fig. 7 et 8) Poulie a gorge circulaire. — Cette forme est souventemployée comme poulie de renvoi, dans l’application des cordes, descâbles de chanvre ou de fil de fer, et même des cordes à boyaux. L’exempleque nous avons choisi est emprunté à une grue : aussi ses dimensionssont-elles très-fortes.
Cette poulie A est susceptible en effet de supporter un effort de plus de2,000 kilogrammes, d’après la dimension du câble de chanvre qu’elle peutrecevoir, qui est de 50 mill. On pourrait, par l’emploi d’un câble en fil defer, lui faire supporter un effort de 18,000 kil., mais on devrait, dans cesecond cas, la faire pleine, pour plus de sécurité, au lieu de la diviser parles bras.
(Fig. 9 et 10) Poulie a chaîne. — Celle-ci ne diffère de la précédenteque par une rainure a, pratiquée au fond de la gorge rectangulaire, etqui reçoit les chaînons qui se présentent de champ sur la poulie.
Les bras sont aussi un peu différents ; ils sont plats, avec des nervures,au lieu d’être elliptiques comme précédemment; mais cette conditionn’est pas essentielle.
Néanmoins, cette poulie est construite pour résister à un effort encore