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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
par exemple, qui valait 50, 55, 56, 57, 60 fi\, ou, en moyenne, 55 fr. 60 c.l’hectolitre, de 1847 à 1851 inclusivement, s’est vendu 131 fr. pendantl’année 1852, 215 fr. en 1853, et 170 à 180 fr. en 1854. Le déficit sur lesrécoltes des céréales, l’année dernière, déficit sensible encore malgré desimportations dépassant 5 millions d’hectolitres de froment, a contribué àsoutenir la hausse des alcools, car on emploie une proportion notabled’orge germée pour saccharifier ou préparer à la fermentation alcooliqueet à la distillation les pommes de terre comme les grains eux-mêmes.
« Le gouvernement a même dû prendre en 1854 une sage mesure à cetégard, en empêchant temporairement la fabrication des alcools de céréaleset autres substances alimentaires.
« Toutefois une baisse légère d’environ 16 p. 0/0 a pu être amenée parla fabrication nouvelle de l’alcool des betteraves, qui déjà représente uneproduction annuelle de 90,000 hectolitres; on a fabriqué, en outre, envi-ron 12 millions de litres d’alcool à 36° des mélasses.
« Si la moitié des sucreries étaient transformées en distilleries, un cer-tain nombre de fermiers se proposant, d’ailleurs, d’annexer cette industrieà leur exploitation agricole, la nouvelle source de produits alcooliquespourrait suffire aux débouchés que trouvent en France les esprits 3/6 ; eneffet, voici quel serait alors approximativement la production totale :
Alcool à 36° du jus des betteraves pressées.... 300,000 hectol.
— — de la macération dans les fermes, 100,000 —
— provenant des mélasses. 60,000 —
— des vins et marcs de raisins. 160,000 —
Total... 620,000 hectol.
« Or on admet que la production moyenne était, en France , de550,000 hectolitres dans le Midi; la distillation des grains, des pommesde terre et de la mélasse pouvait y ajouter 120,000 hectolitres d’esprit 3/6,ce qui élevait la production totale à 670,000 hectolitres. On voit que cettequantité pourrait être atteinte ou à peu près, dès la première année, parle concours de la nouvelle industrie. »
M. Payen ne doute pas que la distillation du jus des betteraves nedevienne une industrie annexe des fermes et des petites exploitationsrurales.
Déjà les résultats obtenus par M. Champonnois, soit chez M. Huot fils àTroyes , soit dans d’autres localités, prouvent bien en faveur de son sys-tème et donnent les meilleures espérances.
Les alcools devenant plus économiques, trouveront de plus grands dé-bouchés dans leurs applications à l’éclairage domestique, au chauffage des
dont trois volumes, mêlés avec trois volumes d’eau, forment, à peu près, six volumes de liquidemarquant t9° au même aréomètre, la température de l’air ambiant élant de l.V>. Le trois-cinq esteelui dont trois parties, plus deux d’eau, donnent cinq parties à 19<>.