DISTILLATION DES BETTERAVES.
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MISE EN TRAIN ET CONDUITE DES OPÉRATIONS DE L’APPAREIL DEROSNE.
Le jus fermenté ou vin cle betteraves , contenant de 3 à 5 p. 100 d’alcoolpur, est d’abord versé dans la chaudière H en quantité suffisante pourl’emplir aux trois quarts, ce que l’on reconnaît aisément en voyant sur letube indicateur b- le niveau du liquide s’élever à la hauteur convenable. Onferme alors la chaudière, et l’on ouvre le petit robinet à air ou vapeur a!;à l’aide d’une pompe on envoie du vin semblable dans le réservoir supé-rieur J. Le petit récipient L ' s’emplit en môme temps, et l’on ouvre lerobinet /, afin de faire arriver le vin successivement dans le réfrigérant,qui s’emplit, puis dans le chauffe-vin I', dont le trop-plein se déverse parle tube O' ; ce tube conduit dans le petit récipient e 2 , qui déverse le liquidesur les capsules, puis dans la chaudière H'.
Dès que le vin couvre de quelques centimètres le fond de la chaudière,ce que l’on reconnaît au niveau de ce liquide dans le tube indicateur b 3 , onferme le robinet f et le petit robinet à air a' ; on allume le feu sous lachaudière H, et lorsque l’ébullition y est assez active pour que la vapeurpasse, par le tube d’\ dans la chaudière H', où elle commence à élever leniveau du liquide en se condensant en partie, on règle l’écoulement duvin, modérément d’abord, par le robinet/.
Dès lors la vapeur qui s’élève de la chaudière H / passe dans les diffé-rentes parties de l’appareil ; rencontrant d’abord le vin qui tombe en pluied’une capsule sur l’autre, elle s’enrichit de vapeurs alcooliques laissantcondenser des vapeurs plus aqueuses moins volatiles (1), dont le produitliquide descend vers la chaudière H', laissant les vapeurs de plus en plusalcooliques s’élever, se condenser en partie dans les plateaux successifs f'.
Lorsque ces plateaux sont remplis, l’excès de liquide déborde, par chaqueajutage, au centre, et la vapeur retenue par la capsule superposée déplacele liquide , et ne peut passer d’un plateau à l’autre qu’en barbotant enbulles et opérant mieux encore que précédemment l’espèce d’analyseentre l’eau et l’alcool, ou entre la vapeur plus aqueuse qui se condense etla vapeur plus alcoolique qui reste gazéiforme.
La vapeur devenue plus alcoolique parvient au serpentin horizon-tal FH, dont elle parcourt les circonvolutions, déposant, à chaque tour,une portion plus aqueuse, qui descend dans le tube couché g' et se rend,soit dans la colonne, soit dans le serpentin, en totalité ou en partie, sui-vant que l’on ouvre ou que l’on ferme les trois robinets h' h 2 h 3 , soit seu-lement un ou deux.
(l) L’eau bout à 100» sous la pression ordinaire de 76» cenl. de mercure, tandis que l’alcool purcnlre en ébullition à + 78»,4 sous la même pression. Les mélanges d’eau et d’alcool ont des degrésd’ébullition intermédiaires , et d’autant plus élevés qu’ils contiennent de plus fortes proportionsd’eau. Ainsi, par exemple, le vin contenant 5 centièmes d’alcool bout, sous la même pression,à 95°.