PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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La face supérieure du tiroir est percée de deux orifices c et c' débou-chant à l’intérieur dans le canal a. La même face frotte exactement sousune barrette lixe 1) dans laquelle l'auteur a ménagé une autre ouvertureou lumière d. Cette barrette 1) est solidaire avec la boîte à vapeur F ; elleest placée de telle façon que son centre coïncide parfaitement avec celui del’orifice de sortie/, qui est égalementle milieu de la course du tiroir. (Nousne tenons pas compte ici du mouvement de la bielle, afin de simplifier ladémonstration. )
Les autres parties du mécanisme ne présentent rien de particulier :ainsi le cylindre B est muni de ses lumières d’introduction c et e', et del’ouverture d’échappement /; le tiroir glisse sur la table dressée, étant en-traîné dans sa marche rectiligne par la tige horizontale E, laquelle se ter-mine par un cadre en fer qui l’entoure exactement.
Si nous voulons examiner maintenant comment s’opère la distribution,abstraction faite, momentanément de l’effet de la détente, admettons quele piston C soit au commencement de sa course, ainsi que l’indique lafig. 8 : le tiroir A est au milieu de la sienne, plus l’avance nécessaire d’unmillimètre environ, et plus la moitié de l’excédant de sa longueur totalesur celle de la distance extérieure des orifices e et e' du cylindre.
Cette position ainsi déterminée, l’orifice e est découvert d’un peu plusd’un millimètre par le bord extérieur du tiroir et la vapeur commence às’introduire dans le cylindre. Le tiroir continuant de s’avancer dans lemôme sens que le piston, l’orifice supérieur c vient se présenter vis-à-visde celui d de la barrette, tandis que le deuxième c' dépasse la mêmepièce. Comme ces deux lumières c et c' correspondent au canal intérieur a,et que l'ouverture de droite de ce dernier n’a pas cessé d’être en commu-nication avec le canal e, la vapeur afflue alors par trois orifices à la foisdans le canal qui conduit au cylindre, à droite du piston C; la largeureffective de l’orifice d’introduction se trouve être égale au double de cellede la lumière c, pour un parcours du tiroir égal seulement à cette di-mension.
Le tiroir arrivé en ce point est à l’extrémité de sa course ; le piston Cest à la moitié de la sienne et continue sa marche en avant. Le tiroir doitdonc rétrograder, et après avoir marché d’une quantité égale à la lar-geur des orifices cc', il se retrouve dans la position d’où nous l’avionssupposé partir, c’est-à-dire que tous les orifices sont interceptés : par con-séquent la détente commence dans le cylindre. Le piston C, par les dimen-sions relatives des orifices et de la course du tiroir, est arrivé aux 3/4. desa course; et l’augmentation de volume de la vapeur, par son expansion,devient alors égale aux 4/3 du volume admis à pleine pression, et par suitesa pression est réduite de t/4.
A partir de cette dernière phase de la marche du tiroir, le mouvementrétrograde continue, et il se trouve finalement dans la position convenablepour opérer de la même façon au retour du piston dans le sens opposé.