TIROIR A DÉTENTE VARIABLE.
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Le tiroir B est, ainsi que nous l’avons dit, mû par un excentrique cir-culaire, dont le centre mobile correspond justement à l’axe de la manivelle,et du même côté que le bouton qui l’assemble avec la bielle. Il en résulteque le tiroir marche exactement comme le piston, commence et finit sacourse en même temps que lui.
Par conséquent, si nous suivons sa marche à partir du point où nousvenons de le supposer placé, l’arête e en s’avançant vers le centre de laboîte C va recouvrir progressivement l’orifice g', jusqu’à le fermer complè-tement, et intercepter le passage de la vapeur.
Le résultat important de cette combinaison, c’est que le tiroir Bayantcommencé sa course en même temps que le piston, et à partir du bordmême de l’orifice g', celui-ci reste ouvert pendant un temps, qui est à celuide la course totale du piston comme sa largeur est à la course entière dutiroir B; ou en d’autres termes, si la largeur de i’oiiOee g’ est la moitiépar exemple de la course du tiroir B, il se trouve complètement recouvertquand le piston e t à la moitié de sa course, et la détente commence. Si g'en est le tiers, la détente commencera au tiers de la course du piston, etc.
On peut concevoir maintenant comment, parce mécanisme ingénieux,on peut opérer la détente en un point quelconque de la course du piston;il suffit pour cela de donnera l’orifice g' une largeur qui soit une fractionde la course du tiroir Bégaie à celle de l’émission à pleine vapeur compa-rée à la course totale du piston.
Nous avons dit comment on pouvait varier la largeur des orifices cet fau moyen du pignon k, et de la poignée m adhérente à sa tige. Le déplace-ment des registres i et j ne modifiant que les bords intérieurs des lumièresg' et A', la distance des bords extérieurs est invariable, de façon que danstous les cas, les arêtes p et / reviennent toujours à ces mêmes bords àchaque fin de course, dans les deux sens de la marche.
On peut encore modifier la position des registres i et j de façon à ad-mettre la vapeur dans le cylindre pendant toute la course du piston : ils’agit simplement de les rapprocher l’un de l’autre jusqu’à rendre les ori-fices g' et h’ égaux à la course même du tiroir B.
Le cadran n est divisé en parties égales qui peuvent représenter, mêmeune échelle métrique de la course du pislon : car il est évident que pourdes angles égaux décrits par le pignon k, les registres i et j se déplacent dequantités égales, en raison des crémaillères l ; et que ces mouvements sonteux-mêmes proportionnels à la course du tiroir B, et par conséquent dupiston moteur.
Rien n’est donc plus facile que de régler une telle détente et de con-naître à chaque instant, sans erreur possible, les conditions de la marche.
On peut aussi, par ce système ( ce que la plupart des autres ne donnentpas) détendre en un point quelconque de la course, et même marcherapleine vapeur, sans rien retrancher du mécanisme. On sait, en effet, quebien des tiroirs ne permettent pas d’admettre la vapeur au delà de la pre-