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Si le système à circulation de l’eau chaude a été appliqué avec succèspour le chauffage des édifices publics, il rend aussi bien des services,quoique exécuté sous une plus petite échelle, lorsqu’on en fait l'applica-tion dans les serres, dans les orangeries et dans d’autres établissements.
Mais il est bon de dire que l’on distingue deux modes de chauffage àl’eau : l’un est appelé système à haute pression, et l’autre à basse ou àmoyenne pression.
Le premier que l’on attribue à Perkins, et qui, nous croyons, a été intro-duit en France par HLM. Gandillot, consiste à remplir d’eau une série detubes en fer et à la soumettre à une très-haute température, correspon-dante à 175, 180 et même 200 degrés; en faisant circuler les tubes dansles contours des pièces, on peut chauffer celle-ci irès-fortement, quoiqueles tubes ne présentent qu’une très-faible surface de chauffe, parce qu’onne leur donne souvent que 3 à 4 centimètres de diamètre.
Une si grande pression a fait craindre les accidents et surtout les fuitespar les joints des tubes, mais MM. Gandillot, qui ont monté une fort belleusine à vapeur près Saint-Denis , sont arrivés à fatiguer ces tubes et à exé-cuter les manchons d'assemblage avec une telle solidité, qu'ils résistentparfaitement à des pressions intérieures de 30 à atmosphères et plus.Aussi ils en font aujourd’hui de nombreuses applications.
Le second système, qui est celui que nous allons particulièrement dé-crire, consiste à chauffer l’eau dans une chaudière et à la faire circuler