MACHINES A BATTRE EES GRAINS. 507
font aussi moins de tours : leur vitesse à la circonférence est par consé-quent beaucoup plus petite.
Les poulies R et S qui les font mouvoir ont 180 et 200 millimètres,celle It étant sur l’axe du batteur fait comme lui 800 tours. Celle S et parconséquent les alimentaires font
jg
800 x — = 720 révolutions par V.
20
Comme leur diamètre égale 150 millimètres, la vitesse à leur circonfé-rence devient
0,150 X 3,1416 X 720 „
v = -2--= 5™ 655.
b(l
C’est donc une vitesse environ 5 à 6 fois moindre que celle du batteur,d’où il résulte qu’il ne se présente à la fois qu’une faible quantité de pailleà son action, qui, par cela môme, est en raison de cela beaucoup plusénergique et plus efficace.
Quant au cribleur G, on peut voir par la poulie P, qui met en mouve-ment la bielle b, qu’il donne 6 à 700 oscillations doubles par minute.
Avec une telle machine, on peut battre et nettoyer 100 à 120 gerbes deblé à l’heure, soit environ 80 à 100 hectolitres de grain par jour; deux per-sonnes suffisent pour la conduire et l’alimenter.
Le constructeur peut la livrer au prix de 1,800 francs avec le manègefixe et toute la transmission de mouvement nécessaire. Cette maison, s’oc-cupant de cette spécialité depuis un grand nombre d’années, de père enfils, en a fourni plusieurs centaines à l’agriculture française.
Ce prix est aussi celui de M. Duvoir, de Liancourt , et de M. Cuming,qui l’a imité à Orléans .
DESCRIPTION DE LA MACHINE ANGLAISE A COURSIER VARIABLE,REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. S A 15.
Parmi les nombreuses machines à battre que nous avons pu voir à l’Ex-position de Londres , en 1851 , nous avons remarqué particulièrementcelle-ci dont la construction originale mérite un examen spécial.
Nous l’avons représentée en coupe verticale et longitudinale fig. 8, eten section horizontale suivant la ligne brisée 5-6-7, fig. 9. Les figures sui-vantes en sont des pièces détachées et dessinées sur une plus grande échelle.
Le premier caractère distinctif de cette machine est la forme du contre-batteur B qui enveloppe le batteur A sur environ les 2/3 de sa circonférence,et qui peut s’en éloigner ou s’en rapprocher d’une certaine quantité, sui-vant l’espèce de grains soumise au battage. Ce mouvement ou plutôt cedéplacement s’effectue à l’aide de deux plateaux C dans lesquels se trouve