DIMENSIONS DES COURROIES.
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11 est aisé de comprendre que les mesures indiquées par les tables pré-cédentes doivent être modifiées dans plusieurs circonstances :
Ainsi, 1° lorsque l’une des poulies est plus petite que l’autre, et parconséquent n’est pas embrassée sur la moitié de sa circonférence, à moinsque la courroie ne soit pressée par un rouleau de tension ;
2° Lorsque la courroie est croisée, et que, par conséquent, les pouliessont enveloppées sur plus de la moitié de la circonférence.
Un ancien élève de l’École polytechnique , M. Paul Heilmann, a présentéà ce sujet, à la Société de Mulhouse , des observations fort judicieuses,exposées dans le Bulletin n° 40 de l’année 1835, et qui peuvent être résu-mées ainsi :
Le frottement d’une courroie sur une poulie dépend :
1° De la pression ou de la tension de la courroie, c’est-à-dire que lefrottement est proportionnel à la pression ;
2° De l’angle de contact, ou de la partie de la poulie embrassée par lacourroie.
Ce frottement est indépendant :
1° Du diamètre de la poulie;
2° De la largeur de la courroie.
« Tl est évident que, plus l’angle de contact est petit, plus il faut tendrela courroie pour transmettre à la poulie une force donnée : car la forceque l’on peut transmettre à la poulie est toujours inférieure, ou tout auplus égale au frottement qui se produit sur sa surface ; si la résistance dela machine était plus grande, la courroie glisserait sur la poulie. Or ici lalargeur de la courroie n’a d’autre but que de lui donner une résistance,une force suffisante pour éprouver une tension sans s’altérer, sans serompre.
« Cette tension, dit M. Heilmann, et avec elle la largeur de la courroiedoivent être nécessairement en raison inverse des chiffres que présente letableau suivant que j’ai construit à l’aide des logarithmes népériens. (1) »
(4) La formule employée par M. Paul Heilmann, pour le calcul de celle table, csl celle-ci :Le frottement = P e \ R /
dans laquelle on nomme :
P, la résistance à vaincre,
e, la base des logarithmes népériens = 2,718,
fi le rapport du IroUemenl à la pression, qui est supposée, d’après M. Morin, de 0 , 422 ,li, le rayon de la poulie,
S, la longueur de l'arc de contact.
Celle formule est tirée du Cours de mécanique de l’École Polytechnique .