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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
par des machines mieux entendues, agissant d’une manière plus continueet plus rapide, tout en opérant mieux, avec moins de force motrice, et sansexiger des constructions préalables pour les recevoir.
Un inventeur anglais , M. John Dyer, de Trowbridge , paraît être le pre-mier qui ait introduit dans ces machines un changement notable, en pro-posant, dès 1833, un système de foulon à cylindres ou à pression continue.Ce système consiste à comprimer le drap entre un ou deux jeux de cylin-dres horizontaux ou de poulies à gorge , qui, agissant comme laminoirs,produisent le foulage en largeur, puis à le faire passer entre deux cylindresverticaux, qui sont renflés vers leur milieu, et qui, en faisant obstacle àla marche du drap, le foulent en longueur. Des poids adaptés à des brasde leviers tendent à rapprocher ces cylindres ou ces poulies, de manière àpermettre de varier la pression verticale ou horizontale, et par suite dediriger l’opération avec plus de certitude. Tout l’appareil est d’ailleursrenfermé dans une caisse en bois, soutenue par un bâtis en fonte ou enchêne, et dans laquelle on verse le liquide alcalin.
MM. Hall, Povvell et Scott, de Rouen , introduisirent cette machine enFrance , vers 1838, époque à laquelle ils prirent, à ce sujet, un brevetd’importation et de perfectionnement, qui leur fut délivré le 20 mars decette année. Ces constructeurs ne tardèrent pas à y apporter diverses amé-liorations, soit pour tâcher d’obtenir une pression continue qui pénétrâtplus au cœur des tissus, soit pour éviter les prises en long, qui sont sou-vent ineffaçables par les apprêts ultérieurs. Ainsi ils proposèrent : 1° devarier le diamètre des poulies à gorge ou des cylindres horizontaux, afinde produire un glissement pendant leur mouvement de rotation; 2° deremplacer les cylindres verticaux par d’autres placés dans une directionhorizontale et perpendiculaire à celle des premiers, ou d'y substituer unsimple canal par lequel l’étoffe est forcée de passer. C’est pour ces diffé-rentes modifications qu’ils demandèrent un brevet d’invention et de per-fectionnement de 15 ans, le 7 février 1839, et plus tard un nouveau brevetd’addition, en mai 1842.
Le système de foulage par pression continue seulement, étant généra-lement reconnu insuffisant, parce qu’il n’est en quelque sorte que super-ficiel, a aussi l’inconvénient d’exiger une force motrice considérable. C’estpourquoi des ingénieurs, des mécaniciens recommandables, ont dû s’oc-cuper de cette importante question d’une manière toute spéciale.
En mars et en juin 1839, MM. Benoît frères, ingénieurs-mécaniciensde grand mérite, prirent avec M. Vergnes, de Montpellier , un brevet d’in-vention et de perfectionnement de quinze ans, pour un procédé de fou-lage agissant à la fois par pression et par percussion successives, au moyenduquel ils obvient entièrement aux inconvénients des machines de Dyer.Us donnèrent à leur appareil le nom d & foulon à percussion modérable.
Le grand nombre de machines que ces constructeurs ont placées dansles différentes fabriques de drap, en moins de trois années, les certificats