Band 
Tome troisième.
Seite
77
JPEG-Download
 

n

CARDE A ÉTOUPES.

Dans le briseur, on adopte généralement les deux ronleaux tels quilssont représentés en M et N fig. 8; ces deux rouleaux peuvent être en fonte,ou lun seulement, celui inférieur, et lautre en bois, traversé par un axeen fer, et recouvert dun cuir. Quoique différents de diamètre, leur mouve-ment est combiné de manière que la vitesse à leur circonférence soit égaie.Les axes de ces rouleaux sont portés par des chaises en fonte O, à vis derappel, et boulonnées sur le bâtis; les tourillons du rouleau inférieur sontreçus dans des coussinets de bronze qui sont ajustés sur ces chaises, commeon peut le voir par le détail fig. 13, et ceux du rouleau supérieur sont sim-plement reçus par des encoches ménagées sur la partie élevée des deuxchaises. Pendant le travail, laxe du rouleau est placé dans lencoche infé-rieure, et lorsquon arrête pour nettoyer, on le transporte sur lencoche laplus élevée.

Une brosse cylindrique P est placée immédiatement au-dessus du rou-leau supérieur, pour détacher continuellement les brins détoupe qui au-raient pu sy attacher. Cette brosse, composée dun cylindre en bois tra-versé par un axe en fer, est formée comme une brosse ordinaire de plusieursmèches de crin disposées en lignes droites; mais pour que, pendant larotation, elle ne produise pas de secousses, par linterruption des mèches,on doit interrompre les lignes vers le milieu, de telle sorte que , sur unemoitié de la longueur du cylindre, les mèches se trouvent en face desvides laissés entre celles qui garnissent lautre moitié. On devrait préfé-rablement disposer ces mèches en hélice sur toute la longueur, et on nesentirait évidemment alors aucune intermittence. Laxe de cette brosse estporté par le sommet des équerres coudées en fer s, qui sont boulonnées sui-le côté des supports de fonte L, fig. 1 et 3 ; il est commandé par un pignondroit denté.

Dans plusieurs cardes, et principalement dans les finisseurs, on fait usage,au lieu des deux rouleaux précédents, dun peigne droit, tel que celuireprésenté en élévation et en plan, fig. 18 et 19, et dont une partie estdessinée à une échelle plus grande sur la fig. 20. Ce peigne est composédune bande en fer méplat Q, sur lun des bords de laquelle on a pratiquédes dents angulaires qui doivent agir successivement sur celles du cylindrepeigneur, pour en détacher les étoupes et en former naturellement unenappe dont les brins deviennent parallèles.

Pour relier ce peigne à larbre R, qui doit lui transmettre un certainmouvement de va-et-vient, qui est presque dans un plan vertical tangentau cylindre du peigneur, on le rive dabord à une barre rectangulaire demême longueur, qui, vers ses extrémités et à son milieu, se boulonne àdes leviers semblables à celui t (fig. 18 et 19) , lesquels sont ajustés surlarbre, et fixés à leur place respective par une vis de pression. Cet arbreest aussi porté dans des coussinets mobiles R', qui reposent et s'assujettis-sent sur les côtés du bâtis, et dont on règle exactement la po;ition, aumoyen de vis de rappel. Pour lui communiquer le mouvement circulaire