FABRICATION DU TAN.
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La vitesse des axes qui portent les vis sans fin étant environ le 1 /4 decelle de l’arbre F, n’est donc que de 100 révolutions par 1'; et comme lesvis sont à simple filet, et que les roues avec lesquelles elles engrènent ont32 dents, il en résulte que les cylindres cannelés ne peuvent faire que
™ = 3,12 tours par i'.
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Le diamètre de chacun de ces cylindres étant de 0 m 12, l’espace qu’ilsparcourent à leur circonférence, ou l’avancement des écorces, est de
0,12 x 3,1416 X60
3,12
= 0“0196 par .
Mais comme il y a six lames sur chaque disque, on doit compter400 x6 = 2400 lames
par minute,
ou 2400 ; 60 = 40 lames,
qui passent par seconde devant les écorces.
Par conséquent on peut dire que celles-ci sont divisées en parcelles quiont à peine un 1/2 millimètre de longueur.
On estime que le travail d’une telle machine peut s’élever de 100 à 120kilog. d’écorces réduites par heure.
Dans les machines à cloche, de M. Farcot, lesquelles portent 0 m 75 dediamètre à la base, et 0 ,n 30 à 0 m 35 de hauteur de partie travaillante, on amoulu jusqu’à 300 kilog. d’écorces par heure, et même plus en les faisantmarcher avec une vitesse de 28 à 30 révolutions par minute. Ces moulinsdépensent une force de 3 à 4 chevaux-vapeur.
Les hachoirs à hélice, du même constructeur, peuvent alimenter facile-ment deux et quelquefois trois de ces moulins, lorsqu’on donne au tam-bour un diamètre de 0 m 50, sur 0 m 40 de longueur, et une vitesse de 130révolutions par minute, avec quatre tranchants. Ces hachoirs s’exécutentau besoin sur des dimensions plus petites, suivant l’importance de l’usine ;on en établit même qui peuvent marcher à bras d’homme.
Quelques brevets ont été pris depuis un certain nombre d’années sur lesmachines propres à réduire les écorces, mais ils ne paraissent pas, en géné-ral, présenter de grandes améliorations ; elles ne sont principalement por-tées que sur les moulins à cloche, pour éviter les engorgements. M. Béchu,mécanicien à Paris , qui s’occupe beaucoup de ce genre de machines, mé-nage, sur la circonférence de la noix, des cavités étroites, qui donnentissue à la matière réduite, par l’intérieur ; cette disposition est surtouttrès-convenable lorsque le moulin est appliqué au broyage du plâtre.
D’autres dispositions très-ingénieuses ont été aussi proposées par cemécanicien, et ont donné de bons résultats dans la pratique.
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