SCIE A CYLINDRES.
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que dans quelques localités, et ne suivirent pas le progrès de la mécanique.Les scies à balancier présentent l’inconvénient de produire des saccades,des secousses très-prononcées, qui, se reportant sur le balancier, en occa-sionnent la rupture, quoiqu’il soit le plus souvent en deux parties et enbois. Celles que l’on construit aujourd’hui, soit pour couper les bois engrume, soit pour débiter les planches, sont le plus généralement sans ba-lancier; elles sont mises en mouvement par des bielles qui s’attachent auchâssis porte-scie, et qui sont directement commandées par l’arbre moteur,que l’on place soit au-dessus soit au-dessous de la machine. La scierie quenous allons décrire se trouve dans ce dernier cas.
Ces scieries alternatives à une seule lame, avec ou sans balancier, dif-fèrent encore entre elles par le système de chariot qui fait avancer le boiscontre la scie. Ainsi, dans les grandes scieries propres à débiter le bois engrume, le chariot qui porte ce dernier se compose de plusieurs poupéescontre lesquelles s’adapte un long châssis en bois, et d’un grand nombrede rouleaux parallèles; il s’avance par l’action d’un pignon qui commandeune crémaillère ; telles sont les belles et grandes scieries qui viennentd’être montées par M. E. Philippe, dans les ateliers des messageries royaleset des messageries Laffitte et Caiilard, et que nous nous proposons depublier très-prochainement.
Dans les scieries qui sont destinées à débiter des feuillets, et qui sontévidemment de moindre dimension, on fait maintenant l’application, pourfaire avancer le bois, des poupées à cylindres, dont deux, du même côté,sont tout à fait unies, et ne déterminent que la pression, et les deux autres,opposées, sont cannelées pour déterminer l’avancement du bois. Tellessont les machines construites par MM. Mariotte, Guillaume, Giraudon,et, depuis, par plusieurs autres mécaniciens; telle est aussi la machine deM. Peyod, que nous avons dessinée et représentée sur la planche 12.
Ces machines à cylindres ont l’avantage d’exiger un emplacement beau-coup moins considérable que celles à long chariot, et de permettre dedécouper des bois d’une grande longueur, sans aucune limite ; elles sontaussi d’un prix moins élevé; mais d’un autre côté, elles présentent l’in-convénient, du moins jusqu’à présent, de ne pas être applicables pourcouper des bois en grume, dont le contour extérieur est tortueux; il fautde toute nécessité que les bois qui sont soumis à leur action soient déjàéquarris. On conçoit que, dans une grande exploitation, on doit avoir lesdeux systèmes de scies, les unes pour dégrossir ou débiter le gros bois, lesautres pour faire les madriers et les planches; on doit aussi avoir des sciescirculaires pour araser ou couper les bouts, etc.
Les scies alternatives sont bien employées depuis longtemps pour réduireles bois précieux en feuilles plus ou moins minces. Ces scies, qui n’ont, onpeut le dire, subi aucun changement remarquable depuis leur inventeur,M. Cochot, travaillent toutes horizontalement, c’est-à-dire que leur lameest disposée de champ, ou dans un plan vertical, et taillée sur le côté infé-