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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
graisser de temps à autre, la scie peut marcher bien longtemps sans sedéranger.
La manivelle est montée à l’extrémité d’un arbre de couche en fer I,dont les tourillons sont mobiles dans les coussinets des deux paliers defonte J, fixés solidement sur un massif convenable. Cet arbre porte deuxpoulies en fonte tournées, l’une K qui est fixe sur lui, pour recevoir sonmouvement d’un moteur quelconque, l’autre W qui est folle, pour arrêterau besoin. Il porte de plus un volant L, qui tourne comme lui à upe vitessede 130 à 140 révolutions par minute. Ce volant est tout à fait indispensabledans une scierie mécanique à mouvement alternatif, parce que la scie netravaille que dans une direction, en descendant, et qu’elle remonte à vide ;la résistance est donc intermittente. Or, comme on doit supposer que lapuissance est à peu près constante, il est indispensable, pour obtenir debons résultats dans le travail, de chercher à régulariser le mouvement parun volant convenable. Nous donnerons, à propos de la grande scierie quenous nous proposons de publier prochainement, les règles employées pourdéterminer les dimensions des volants dans ces machines.
DES POUPÉES ET DES CYLINDRES POUR PRESSER LE BOIS.
Poupée portant les cylindres de pression. — Dans cette machine,au lieu de placer le bois que l’on veut réduire en planches, sur un chariotmobile, comme dans les grandes scieries, on le pose simplement sur despetits rouleaux V , en fonte ou en fer tournés, en le maintenant sur sesdeux faces latérales par des cylindres verticaux.
Ces cylindres sont de deux espèces, les uns N, que nous appellerons cy-lindres de pression, sont tout à fait unis; les autres N T/ , qui servent à fairemarcher le bois dans le sens de sa longueur, sont cannelés sur toute leurcirconférence.
Les premiers sont adaptés à une poupée en fonte O qui, dressée à sabase, peut glisser entre deux coulisseaux, rapportés sur les pièces de char-pente V et M' qui forment l’assise de toute la machine, et la relient avecle sol ou avec le plancher de l’usine. Les axes de ces cylindres sont tenusà leur partie supérieure, par une bride en fer m, qui est fixée sur la têtede la poupée, et reposent, à leur partie inférieure, sur des oreilles venuesde fonte avec le corps de celle-ci, et qui leur servent de crapaudines.Ainsi ces cylindres sont libres de tourner sur eux-mêmes; pour qu’ils s’ap-pliquent avec une force suffisante , contre la face verticale de la pièce debois M que l’on doit découper dans sa longueur, on a accroché à un pitonn qui est vissé sur la base de la poupée (fig. 3), une corde portant un fortpoids en fonte P, qui tend nécessairement à la faire approcher du côté dela scie. Cette pression est constante pendant le travail, mais elle n’empêchepas au bois d’avancer lorsque les cylindres cannelés l’y obligent, parce que