Band 
Tome troisième.
Seite
172
JPEG-Download
 

172

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

châssis de la scie remonte, comme on va le voir. Deux consoles de fonte v,munies de coussinets en bronze et de leurs chapeaux, sont boulonnéescontre le bâtis en fonte S, pour recevoir les tourillons du môme axe u.

Vers la partie supérieure de ce bâtis sont également rapportées deuxoreilles qui portent les extrémités dun axe quarré en fer U, qui est mobileentre deux pointes à vis taraudées dans ces oreilles. Cet axe fait corps,dune part, avec une tige coudée z dont le bout est accroché dans un pitoncourbé T, vissé contre la traverse supérieure du châssis porte-scie ; et delautre, avec un levier incliné V, auquel est adapté par un écrou le grandcliquet X, qui tombe sur les dents de la roue R. Un cliquet darrêt Y, beau-coup plus court, est aussi engagé dans la denture de cette roue pour lem-pêcher de se détourner lorsque le premier remonte.

Il est aisé de concevoir que, par cette disposition, chaque fois que lechâssis porte-scie remonte, la tige z est soulevée, par suite le cliquet Xdescend, et sappuyant contre les dents de la roue R, force cette roue àtourner dun certain nombre de dents, et comme elle est fixe sur laxe w,celui-ci tourne aussi et avec lui la roue dangle Q, et son pignon t. Les vissans finjj', entraînées dans ce mouvement, font nécessairement marcherdune quantité proportionnelle les deux pignons dentés o', et les deux cy-lindres cannelés sur les axes desquels ils sont montés.

Ces cylindres font alors avancer la pièce de bois contre laquelle ils sap-puient de la quantité nécessaire, et qui a être dailleurs réglée à lavance,suivant la nature du bois à couper. On comprend, en effet, que plus les boissont durs, moins lavancement doit être grand, et réciproquement, afinque la scie ne fatigue pas trop et quelle ne puisse pas surtout sengorger.La scie qui nous occupe étant principalement destinée à débiter des ma-driers et des planches dans des pièces de sapin, la marche du bois est ordi-nairement de 5 à 6 millimètres par chaque coup de scie, ou par révolutionde larbre moteur I. Du reste , pour quon puisse varier cet avancement àvolonté, on a eu le soin de ménager une coulisse dans le levier incliné V,afin de permettre de changer le point dattache du cliquet X, et par con-séquent daugmenter ou de diminuer sa course et celle de la roue à rochet,et des cylindres.

Nous croyons quau lieu de prendre le mouvement du cliquet sur lapartie supérieure du châssis de la scie, il serait plus convenable de le luicommuniquer par un excentrique que lon monterait sur larbre moteurmême, comme M. Philippe la heureusement appliqué dans les grandesscieries que nous donnerons bientôt.

DU MÉCANISME

QUI BEGLE lÉPAISSEUB DES MADBIEBS ET DES PLANCHES.

Vis de rappel et son Écitou. Sous la base de la poupée O', qui porteles cylindres cannelés, est adapté un écrou en cuivre x, qui est traversé