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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
châssis de la scie remonte, comme on va le voir. Deux consoles de fonte v,munies de coussinets en bronze et de leurs chapeaux, sont boulonnéescontre le bâtis en fonte S, pour recevoir les tourillons du môme axe u.
Vers la partie supérieure de ce bâtis sont également rapportées deuxoreilles qui portent les extrémités d’un axe quarré en fer U, qui est mobileentre deux pointes à vis taraudées dans ces oreilles. Cet axe fait corps,d’une part, avec une tige coudée z dont le bout est accroché dans un pitoncourbé T, vissé contre la traverse supérieure du châssis porte-scie ; et del’autre, avec un levier incliné V, auquel est adapté par un écrou le grandcliquet X, qui tombe sur les dents de la roue R. Un cliquet d’arrêt Y, beau-coup plus court, est aussi engagé dans la denture de cette roue pour l’em-pêcher de se détourner lorsque le premier remonte.
Il est aisé de concevoir que, par cette disposition, chaque fois que lechâssis porte-scie remonte, la tige z est soulevée, par suite le cliquet Xdescend, et s’appuyant contre les dents de la roue R, force cette roue àtourner d’un certain nombre de dents, et comme elle est fixe sur l’axe w,celui-ci tourne aussi et avec lui la roue d’angle Q, et son pignon t. Les vissans finjj', entraînées dans ce mouvement, font nécessairement marcherd’une quantité proportionnelle les deux pignons dentés o', et les deux cy-lindres cannelés sur les axes desquels ils sont montés.
Ces cylindres font alors avancer la pièce de bois contre laquelle ils s’ap-puient de la quantité nécessaire, et qui a dû être d’ailleurs réglée à l’avance,suivant la nature du bois à couper. On comprend, en effet, que plus les boissont durs, moins l’avancement doit être grand, et réciproquement, afinque la scie ne fatigue pas trop et qu’elle ne puisse pas surtout s’engorger.La scie qui nous occupe étant principalement destinée à débiter des ma-driers et des planches dans des pièces de sapin, la marche du bois est ordi-nairement de 5 à 6 millimètres par chaque coup de scie, ou par révolutionde l’arbre moteur I. Du reste , pour qu’on puisse varier cet avancement àvolonté, on a eu le soin de ménager une coulisse dans le levier incliné V,afin de permettre de changer le point d’attache du cliquet X, et par con-séquent d’augmenter ou de diminuer sa course et celle de la roue à rochet,et des cylindres.
Nous croyons qu’au lieu de prendre le mouvement du cliquet sur lapartie supérieure du châssis de la scie, il serait plus convenable de le luicommuniquer par un excentrique que l’on monterait sur l’arbre moteurmême, comme M. Philippe l’a heureusement appliqué dans les grandesscieries que nous donnerons bientôt.
DU MÉCANISME
QUI BEGLE l’ÉPAISSEUB DES MADBIEBS ET DES PLANCHES.
Vis de rappel et son Écitou. — Sous la base de la poupée O', qui porteles cylindres cannelés, est adapté un écrou en cuivre x, qui est traversé