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Tome troisième.
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SCIE A CYLINDRES.

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rience que nous avons cru devoir faire directement, pour déterminer letravail fait par une scie alternative conduite par deux scieurs de long.

Ils avaient à séparer une pièce de charpente , en chêne sec, de 0 m 315de hauteur. Ces deux hommes donnaient moyennement 50 coups de sciepar minute, et marchaient 3 à 4 minutes sans sarrêter. Leur temps darrêtnétait que de 30 secondes ou une demi-minute. La course de leur scieétait de 0 m 975, la longueur entière de la lame de 1 30.

En 7 minutes, ils scièrent une longueur de 0 m 92, par conséquent la sur-face sciée était de

0,92 X 0,315 = 09 2898,

soit par minute,

0,2898 : 7 = 0 m 0414.

Ainsi, le travail de ces deux hommes était à peu près équivalent à celuidune lame sur la scierie de Metz , et qui prenait la puissance de près duncheval. Cette différence peut se concevoir aisément si lon remarque quedans une scierie mécanique, une partie de la force motrice est employéepour vaincre les frottements de toutes les> pièces mobiles qui communi-quent le mouvement au châssis porte-scie, tandis que dans la scie à bras,la puissance lui est directement appliquée, et le châssis nest toujours quedun faible poids comparativement à celui de la machine.

Dans cette scie manuelle, nous avons remarqué que les dents étaientespacées de 0013, ainsi il y en avait 75 en travail, sur toute la coursede 0 m 975. La profondeur de ces dents était de 0 m 0065, cest-à-dire moitiéde leur écartement ; elles étaient très-peu couchées sur les côtés, parceque les ouvriers les avaient dégagées par des chanfreins taillés alternative-ment dun côté et de lautre.

La scie ne travaillait quen descendant; on peut voir, parce qui précède,que son avancement moyen était de

0 m 92 ; 7 = 0 m 1314 par M

et par coup de scie de

0,1314 ; 50 = 0 00263,

cest-à-dire dun peu plus de 2 1/2 millimètres. Cest environ le mêmeavancement que celui que lon donne ordinairement, pour le chêne, avecune scie mécanique.

Une question qui nest pas sans importance dans le travail, et que lonne trouvera sans doute pas déplacée ici, est la détermination de la lon-gueur à donner aux dents de la scie, de manière à faciliter la sortie de lasciure, à éviter les engorgements, sans donner à la lame beaucoup plus devoie que celle qui résulte de son épaisseur. Revenons à ce sujet sur la scieà bras précédente. Puisquelle savançait de 2 millimètres 63 à chaque coup,la surface sciée était donc

2,63 X 315 = 828 mill. quarrés,