PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Mouvement rotatif bu porte-outil. — Le constructeur a disposé lemécanisme pour faire tourner le porte-outil sur lui-même, d’une manièrefort simple et très-ingénieuse : il enveloppe ce dernier d’une corde sansfin, qu’il fait passer sur deux poulies à gorge X et X 7 , dont les axes sontverticaux et tenus contre les joues des poupées de fonte R ; elles sont préa-lablement montées sur ces axes, à la hauteur demandée par celle du porte-outil; on peut les relever ou les redescendre, selon les besoins, par lesembases à vis sur lesquelles elles reposent.
L’axe de la première poulie X se prolonge plus bas que le porte-outil, pourporter vers sa partie inférieure un très-petit pignon droit, à fine denture,qui engrène constamment avec un autre pignon semblable, monté sur unaxe secondaire Y', parallèle au premier. Au bout de cet axe est ajusté uncourt levier x, qui le fait tourner sur lui-même d’une certaine quantité,chaque fois qu’il rencontre un toc vertical y, fixé sur la tringle carrée Zen un point déterminé à l’avance par la course du chariot. Comme cettetringle règne sur toute la longueur du banc, et en dehors de celui-ci, elleporte, vers l’autre bout, un second toc semblable qui doit agir de même surle levier x. Il en résulte qu’à chaque extrémité de la course du chariot, lesdeux axes Y et Y', reçoivent, par ce levier, un mouvement de rotation quise transmet immédiatement aux deux poulies, et par suite au cylindreporte-outil.
Celui-ci doit alors faire exactement un demi-tour sur lui-même, maiscomme son diamètre est près de cinq fois plus petit que celui des poulies,l’axe Y ne doit faire que 1 /9 e à 1 /10 e de tour environ; ainsi la course dulevier x est toujours très-faible.
M. Whitworth a aussi appliqué, depuis quelque temps, ce mode decordes sans fin, pour faire tourner son porte-outil, au lieu du système àhélice, que nous avons décrit dans le tome 1 er ; mais sa disposition paraîtsensiblement plus compliquée, et, par suite, plus dispendieuse que celleque l’on vient de voir.
M. Decoster s’est d’ailleurs ménagé le moyen de faire tourner l’outil à lamain, ce qui est quelquefois utile pour certaines pièces, en adaptant toutsimplement sur le sommet du porte-outil un plateau circulaire U, portantune poignée, et dans l’épaisseur duquel est pratiqué un évidement quilaisse passer la tige de la vis V, sans l’empêcher de tourner.
Avancement de l’outil. — Il faut encore, pendant que le porte-outiltourne sur lui-même, qu’il avance transversalement, à chaque course,d’une quantité correspondante à l’épaisseur du copeau de métal que leburin doit enlever, laquelle peut varier, pour la fonte, de 1/3 ou 1/2 milli-mètre à 2 et même 2 1/2millimètres.C’est lavis de rappel t qui doit servirpour cette opération. Elle porte à cet effet, sur l’une de ses extrémités, unpignon droit denté t', avec lequel engrène une roue un peu plus grande w,dont l’axe est porté par une équerre en fer adaptée contre le bout du chariot ;un rochet à dents angulaires s, est rapporté contre cette roue, sur le même