PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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côtés supérieurs du panier, le maintiennent ouvert ou fermé, suivant qu’ilest nécessaire. Les mailles de ce panier sont d’ailleurs très-écartées, demanière que les matières solides peuvent aisément s’y introduire et rem-plir les godets qui viennent s’y plonger; seulement elles empêchent que descorps étrangers qui seraient plus volumineux que l’espace vide qu’elleslaissent entre elles puissent y pénétrer, ce qui est important pour éviterles accidents.
On peut manœuvrer la chaîne par une manivelle qui est montée surtaxed’un pignon dentelé que l’on fait engrener avec deux roues droites sem-blables, fixées à l’extrémité des axes de deux rouleaux supérieurs sur les-quels elle s’enroule, en donnant aux godets la direction convenable pourqu’ils se déversent dans une auge ou bassine, d’où les matières se rendentpar un tuyau latéral au grand tonneau qui doit les transporter.
Pendant la manœuvre de l’appareil, celui-ci est tellement enveloppé detoute part, qu’il se trouve, on peut le dire, bien hermétiquement fermé;les joints des enveloppes sont calfeutrés avec des cuirs souples, qui ne lais-sent échapper aucune parcelle de gaz ; des portions de ceux-ci sont reçuesdans des bouteilles, exactement bouchées, que l’on suspend vers les anglesde la partie supérieure de la machine, et que l’on remplace lorsqu’ellessont pleines.
Tout le mécanisme est disposé, à l’intérieur, de manière que la chaînesoit bien guidée, et que les godets ne puissent se déranger. Autour dupanier métallique et au-dessus, est une première enveloppe en deux partiesqui, au besoin, reconduiraient à la fosse les petites quantités de matièresqui s’échapperaient de l’auge pendant le versement.
Le système est enfin tellement combiné qu’il peut s’appliquer sur toutesles fosses existantes, depuis les plus petites jusqu’aux plus profondes. Etlorsqu’on doit, comme on le fait généralement à Paris , transporter lesmatières dans de grands tonneaux montés sur des trains élevés, l’auteur,pour ne pas donner à son appareil une trop grande hauteur, fait placer àcôté une chaîne à godets accessoire, dans le bas de laquelle se déversentd’abord les matières enlevées par la machine, et qui les remontent dansles tonneaux. Cette seconde chaîne se manœuvre exactement comme lapremière, seulement elle est d’une longueur invariable, et renfermée dansune enveloppe qui est aussi parfaitement calfeutrée.
Pour séparer, si on le juge nécessaire, les matières solides des liquides,il suffit de disposer dans l’intérieur des grands tonneaux de transport, unetoile ou grille métallique, qui forme une séparation toute simple à traverslaquelle les liquides seuls trouvent passage, et se rendent dans la partieinférieure des tonneaux.
En résumé, le nouvel appareil de M. Frédéric présente les avantagessuivants :
1° D’opérer le curage des fosses d’aisances avec plus de célérité que parles procédés connus ;