MACHINE A Y APEC U ■
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Ce cylindre est entièrement renfermé dans l’intérieur d’une grande co-lonne à jours, qui sert de bâti à toute la machine; il est assujéti par sabase supérieure sur un socle carré, sur lequel repose et se fixe la co-lonne. Dans de petites machines, au-dessous de 4 chevaux, ce socle et lacolonne sont fondus ensemble d’une seule pièce.
M. Farcot a appliqué avec avantage à cette machine, son système detiroir avec glissières mobiles, qui permettent de varier la détente parlamarche même du modérateur; disposition qui est d’autant plus heureuse,qu’elle permet d’obtenir des mouvements réguliers, et d’économiser lecombustible sans avoir recours à l’intelligence de l’ouvrier chauffeur. Onpeut aussi régler la détente à la main.
Le système de parallélogramme qu’il a combiné, soit pour conduire latige du piston à vapeur dans une direction parfaitement rectiligne et ver-ticale, soit pour faire marcher la pompe à air et la pompe d’alimentation,est très-commode, et se trouve en grande partie caché dans l’intérieur dela colonne, sur laquelle il a eu le soin de prendre tous ses points d’appui.Par cette combinaison, les pistons des deux pompes précédentes sont musdirectement par le piston à vapeur, ce qui évite les excentriques, les biellesou manivelles, qui, dans d’autres cas, sont rapportés à cet effet surl’arbre moteur.
M. Farcot a déjà construit sur ce même modèle un grand nombre demachines de différentes forces jusqu’à 15 à 16 chevaux, et dont plusieursfonctionnent à Paris même. Il a pris un brevet d’invention et de perfec-tionnement pour les diverses améliorations qu’il a apportées dans la cons-truction de ce genre de machines, et principalement dans le mécanismedu modérateur à force centrifuge, comme dans plusieurs autres piècesimportantes.
L’origine de la machine à colonne est anglaise; elle a été construite, il ya déjà au moins six ans, en Angleterre, par M. William Fairbairn, et pu-bliée en 1838 par M. Th. Tredgold, dans son traité sur les machines à va-peur (1) ; seulement elle est à haute pression sans condensation. Elle estégalement en activité depuis longtemps à Philadelphie , en Amérique .
On doit à M. Alexander, mécanicien fort capable, établi à Paris depuisplusieurs années, d’avoir aussi, des premiers, appliqué ce système enFrance , en y apportant de son côté des modifications qui ont été fort goû-tées. Quelques-unes de ses machines sont montées à Paris et dans les envi-rons; nous tenons des propriétaires mêmes qu’ils en sont très-satisfaits. Ceconstructeur, dont nous espérons bientôt faire connaître les travaux, s’oc-
(l) Une partie de cet ouvrage important a seulement été traduite en français par M. Mellet, et édi-tée par M. Bachelier. Cet ingénieur a également traduit l’article relatif à la machine locomotive,dont il a fait une brochure à part. La partie la plus volumineuse, qui comprend les bateaux à vapeuret quelques autres appareils, n’a pas été traduite; la machine de M. Fairbairn ne sc trouve que dansl’édition anglaise.
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