PUBLICATION INDUSTRIELLE
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engrène avec une vis sans fin placée sur le bout de l’arbre de l’une des pei-gneuses (fig. 1), de celle de gauche, par exemple ; cette roue est ajustéelibre sur un tourillon vertical qui est porté par le support à équerre h 3 , etsous sa face inférieure est une spirale que montre le plan fig. 24, pourengrener avec une petite roue droite verticale g 3 , dont l’axe porte à l’autrebout un index poussé par un ressort à boudin , et qui, sur un cadran diviséY', indique exactement le nombre de révolutions des peigneuses ; ce petitmécanisme est porté sur une chaise de fonte Z 2 , qui est boulonnée sur lesupport même de l’arbre de la roue peigneuse.
Dans le bel établissement de MM. Risler et Schwartz, qui occupent septpeigneuses mécaniques semblables, on compte généralement sur 120 ré-volutions pour effectuer leur opération de peignage ; ces 120 révolutionssont parcourues en 3 minutes environ.
JEU DE LA MACHINE.
On a pu voir déjà, par la description qui précède, que, pour faire manœu-vrer cette machine , il faut commencer par charger les dents ou brochesdes deux roues peigneuses d’une quantité suffisante de laine, puis on metcelles-ci en mouvement en embrayant leurs poulies motrices ; ces deux rouessont d’abord écartées, comme on l’a supposé sur le dessin, fig. 1 et 2 ; onles rapproche lentement à l’aide du volant Y qui agit sur le mécanismedont nous avons parlé, les brins ou fibres de la laine s’accrochent dans lesdents, à une profondeur qui augmente graduellement, jusqu’à ce que lesroues soient arrivées tout près l’une de l’autre.
Lorsque le battage ou le peignage est terminé, ce qui a lieu quand le comp-teur marque 120 révolutions, l’ouvrier peigneur écarte rapidement les deuxroues, au moyen d’un levier W, pendant que deux jeunes garçons débrayentleurs poulies motrices ; mais, comme à cause de la vitesse qu’elles ont acquiseet de l’inertie dont elles sont animées, ces roues ne s’arrêteraient pas immé-diatement , ils saisissent la jante des poulies, comme pour les retenir, enfaisant effort pour anéantir le mouvement; pendant ce temps, deux hom-mes, placés aux extrémités de la machine, font avancer chacun le chariotd’étirage contre leur peigneuse respective, de manière à faire engrener lepignon droit T' avec la couronne dentée rapportée à la circonférence decelle-ci ; puis ils commencent à détacher une partie de la laine qui est à lasurface des broches, pour la faire passer entre les cylindres cannelés, et dèsqu’elle est engagée, l’opération se continue d’elle-même par l’aclion de cescylindres, jusqu’à ce que la peigneuse ait effectué sa révolution complète.Pendant ce temps, les jeunes gens assis au-dessous des peigneuses les char-gent de nouvelle laine , c’est-à-dire qu’ils remplacent dans les broches lalaine qui sort en ruban par de la laine non peignée ; de sorte que les rouessont presque entièrement chargées de nouveau quand elles sont délivréesde leur laine peignée. Dès que cette opération est terminée, on éloigne leschariots, on débraye leur mouvement, puis on rapproche les roues pei-