PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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M. Farcot, qui dès l’origine de ces machines avait compris qu’il étaitindispensable de pouvoir battre des peaux entières, l’établit de suite, euconséquence, pour remplir cette condition.
Vers le milieu de la partie supérieure du sommier, tîg. 1, tout proche dela douille, est ménagé un rendement élevé I servant de support à l’extré-mité du balancier qui doit transmettre son action au fouloir.
DU FOULOIR INFÉRIEUR.
Le fouloir inférieur, qui remplace l’enclume des martinets, pour recevoirle cuir à comprimer, se compose d’un cylindre en fer forgé B, portant unedème en cuivre exactement semblable à celle du fouloir supérieur ; c’estentre ces deux dâmes que l’action a lieu, c’est-à-dire que le cuir c' se trouveserré lorsque le fouloir mobile descend sur lui.
Le cylindre B, qui fait l’office d’enclume, n’est pas comme celle-ciassujetti d’une manière invariable; il est, au contraire, ajusté libre dans ladouille alésée de la grande traverse de fonte E, et repose sur un siègeélastique qui lui permet de descendre par la forte pression d’une certainequantité et de remonter rapidement.
L’application de ce siège élastique, est, on peut le dire, une des partiesles plus importantes de la machine, celle qui peut-être a demandé aux con-structeurs le plus de recherches; le ressort doit être, en effet, d’une résis-tance considérable, et cependant il ne faut pas qu’il soit trop sec, tropdur, ni trop susceptible de se rompre. Après divers essais, M. Bérendorf atrouvé un système de ressort qui parait remplir toutes les conditions, etqui donne les meilleurs résultats : ce n’est autre qu’une forte pièce decharpente C, qui n’est fixée que par ses extrémités.
Celte pièce n’a pas moins de 48 centimètres de hauteur et 52 centimètresd’épaisseur au milieu, et près de 40 centimètres aux extrémités, sur autantd’épaisseur; à cause de ces fortes dimensions, on est souvent obligé de lafaire en deux morceaux, que l’on relie entre eux par plusieurs boulons àécrous g. Comme il est essentiel de pouvoir régler la hauteur réelle quedoit occuper le fouloir inférieur, suivant les cuirs que l’on a à presser, onne fait pas appuyer le cylindre B directement sur cette pièce de bois; leconstructeur a eu le soin de placer au-dessous un goujon aciéré d, sur lequelil fait appuyer ce cylindre par un grain d’acier c, qui est ajusté à sa base.(Voy. le détail au 1/10 dessiné fig. 7.) Or le goujon d, est fileté sur unepartie de sa longueur, comme on le v )it fig. 3; il traverse un écrou encuivre e entièrement incrusté dans une poëlette en fonte /, qui est elle-même entaillée au centre de la pièce de bois ; en tournant ce goujon filetéà droite ou à gauche, on le fait monter ou descendre, et, avec lui, lecylindre et la dàme inférieure a'. Un petit volant en fonte I), fixé sur legoujon , permet de lui faire faire ce mouvement à volonté, soit à la main ,