PUBLIC ATI ON’ INDUSTR1 ELLE.
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Ces machines, quelque imparfaites qu’elles étaient, ont rendu cependantde grands services, et on doit être étonné qu’elles n’aient pas été appliquéeschez tous les fabricants de chaudières.
Ce n’est que depuis quelques années que l’on a pensé sérieusement àfaire de bonnes machines à cintrer les tôles, et, comme dans la plupart desfabrications, ce sont des mécaniciens qui ont dû s’ingénier à perfectionnerces appareils.
MM. Pihet ayant additionné à leur grand établissement de constructionun atelier spécial pour la confection des chaudières, en praticiens éclairésqui savent que, pour travailler en mécanique avec économie et précision, ilfaut nécessairement de bons outils, ont conçu et exécuté une machine àcintrer qui remplit réellement toutes les conditions voulues pour le travail.Aussi la marine royale leur en a immédiatement commandé plusieurs sem-blables pour ses principaux établissements, quoiqu’elle emploie (du moinsjusqu’à présent) peu de chaudières cylindriques.
La construction de cette machine est fort bien entendue dans toutes sesparties; les cylindres, qui n’ont pas moins de deux mètres et demi de table,sont disposés de telle sorte qu’on peut les écarter ou les rapprocher les unsdes autres, en conservant toujours un parallélisme parfait, ce qui permetde cintrer les feuilles de tôle ou de cuivre, suivant différents diamètres, etavec toute l’exactitude désirable.
Les différentes vues du dessin, pl. 27, pourront aisément faire compren-dre la construction, le travail et le jeu de cette machine que nous vou-drions voir appliquée dans tous les ateliers qui s’occupent de la confectiondes chaudières à vapeur.
La fig. 1 est un plan général vu en dessus de l’appareil tout monté, etprêt à fonctionner.
La fig. 2 est une projection latérale vue du côté du mouvement principal.
La fig. 3 est une section verticale passant par l’axe du cylindre supérieur,suivant la ligne 1-2 de la fig. 1.
La fig. 4 est une coupe transversale perpendiculaire à la précédente, sui-vant la ligne 3-4.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A CINTRER.
Des cylindres et de leurs supports. — La feuille de tôle ou decuivre ss / (fig. 4) que l’on doit contourner, est soumise à l’action des troiscylindres en fonte A, B et C, de même diamètre et de même longueur,placés de telle manière que leurs cintres forment entre eux un triangleéquilatéral dont un côté est horizontal.
Le cylindre supérieur est fondu creux et traversé dans toute sa longueurpar un axe en fer forgé a dont les extrémités forment tourillons, et tour-nent librement dans deux douilles ou supports mobiles E. Des bagues en