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Tome troisième.
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publication industrielle.

Toutes ces chaudières, excepté les deux premières de deux et de quatrechevaux, ont des surfaces de chauffe qui correspondent à environ 150 à140 par cheval ; en admettant 5 kilogrammes de houille brûlée par chevalet par heure, et 5 kilogrammes de vapeur par kilogramme de houille, on aune surface de chauffe capable de produire 15 kilogrammes de vapeur parmètre carré et par heure.

De la hauteur des cheminées. Il résulte encore des calculs établisparM. Péclet, et des résultats dexpériences, que le tirage des cheminéesest variable avec la température de lair chaud à la sortie; quil augmentedabord très-rapidement, depuis 30° jusquà 100°, ensuite beaucoup pluslentement, et quil est sensiblement constant de 250° à 300° ; quau delà ildiminue, et quà 1000° il est plus petit quà 100°. Daprès ce qui précède,voici la formule au moyen de laquelle on pourra déterminer le maximumdeffet produit par la cheminée :

|, 64 D* \/

M

D représentant le côté du carré au sommet de la cheminée, H sa hau-teur, v la vitesse de lair chaud, et M une quantité qui varie avec la formeet la longueur du circuit de lair chaud avant darriver à la cheminée.

Une cheminée étant destinée à effectuer la combustion dun poids connude combustible en raison du nombre de kilogrammes de vapeur que la chau-dière doit fournir dans un temps donné, le volume dair quelle devralaisser échapper sera une chose déterminée par la nature même des com-bustibles , en supposant toutefois les parties du fourneau dans leur étatnormal.

La quantité dair qui traverse les foyers est toujours beaucoup plus grandeque celle qui serait rigoureusement nécessaire pour brûler le combustibleconsommé ; une partie de loxygène de lair traverse le foyer sans avoir étéaltéré. Il résulte dun grand nombre dexpériences faites parM. Péclet, etdans lusine de Wesserling par MM. Gros, Davillier, Romon et Compagnie,en 1832, que la quantité doxygène trouvée dans la fumée qui séchappedun fourneau de chaudière à vapeur, est à peu près égale à la moitié de laquantité totale qui traverse le foyer; excepté pour le bois, elle ne seraitque le tiers seulement.

En admettant ce qui précède, on forme le tableau suivant des colonnesdair qui doivent entrer dans le foyer pour brûler un kilogramme des diffé-rents combustibles :

ni. cub.

6,75

5,40

16,40

Bois parfaitement desséché,Bois ordinaire à 0,20 deauCharbon de bois.