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publication industrielle.
Toutes ces chaudières, excepté les deux premières de deux et de quatrechevaux, ont des surfaces de chauffe qui correspondent à environ 1“50 à1“40 par cheval ; en admettant 5 kilogrammes de houille brûlée par chevalet par heure, et 5 kilogrammes de vapeur par kilogramme de houille, on aune surface de chauffe capable de produire 15 kilogrammes de vapeur parmètre carré et par heure.
De la hauteur des cheminées. — Il résulte encore des calculs établisparM. Péclet, et des résultats d’expériences, que le tirage des cheminéesest variable avec la température de l’air chaud à la sortie; qu’il augmented’abord très-rapidement, depuis 30° jusqu’à 100°, ensuite beaucoup pluslentement, et qu’il est sensiblement constant de 250° à 300° ; qu’au delà ildiminue, et qu’à 1000° il est plus petit qu’à 100°. D’après ce qui précède,voici la formule au moyen de laquelle on pourra déterminer le maximumd’effet produit par la cheminée :
|, 64 D* \/
M
D représentant le côté du carré au sommet de la cheminée, H sa hau-teur, v la vitesse de l’air chaud, et M une quantité qui varie avec la formeet la longueur du circuit de l’air chaud avant d’arriver à la cheminée.
Une cheminée étant destinée à effectuer la combustion d’un poids connude combustible en raison du nombre de kilogrammes de vapeur que la chau-dière doit fournir dans un temps donné, le volume d’air qu’elle devralaisser échapper sera une chose déterminée par la nature même des com-bustibles , en supposant toutefois les parties du fourneau dans leur étatnormal.
La quantité d’air qui traverse les foyers est toujours beaucoup plus grandeque celle qui serait rigoureusement nécessaire pour brûler le combustibleconsommé ; une partie de l’oxygène de l’air traverse le foyer sans avoir étéaltéré. Il résulte d’un grand nombre d’expériences faites parM. Péclet, etdans l’usine de Wesserling par MM. Gros, Davillier, Romon et Compagnie,en 1832, que la quantité d’oxygène trouvée dans la fumée qui s’échapped’un fourneau de chaudière à vapeur, est à peu près égale à la moitié de laquantité totale qui traverse le foyer; excepté pour le bois, elle ne seraitque le tiers seulement.
En admettant ce qui précède, on forme le tableau suivant des colonnesd’air qui doivent entrer dans le foyer pour brûler un kilogramme des diffé-rents combustibles :
ni. cub.
6,75
5,40
16,40
Bois parfaitement desséché,Bois ordinaire à 0,20 d’eauCharbon de bois.