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Tome troisième.
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FOURNEAUX A ANTHRACITE.

Lorsquon veut se servir de lanthracite comme combustible, il est detoute nécessité de modifier le foyer et les grilles, mais dans des conditionsparticulières qui dépendent de la manière dont le combustible se comporteau feu. Il est une chose que lexpérience confirme tous les jours, cest queles anthracites ne peuvent brûler que sur une grande épaisseur, pour quele foyer sélève à une haute température, et ne laisse échapper quun très-petit volume dair sans être brûlé.

M. Péclet, dans son nouveau traité sur la chaleur, nous apprend queM. Evrard, ingénieur civil à Valenciennes , paraît avoir, des premiers enFrance , réussi à brûler lanthracite en donnant au foyer un plus grand vo-lume , afin de pouvoir contenir une plus grande quantité de combustible ; ilfaisait arriver sous la grille un courant de vapeur, et ne laissait au cendrierquune ouverture de 015 de hauteur dont la largeur pouvait être réglée àvolonté. Il parvint ainsi à obtenir une température assez élevée pour pro-duire de la vapeur à deux atmosphères et demie ; la consommation du com-bustible était de 55 kilog. par heure.

Depuis, on a reconnu quon pouvait se passer dun jet de vapeur endonnant à la cheminée une section suffisante, à la grille une dimensiondeux fois plus grande que celle des grilles à houille ordinaire, et une épais-seur de combustible de 0 m 20 au moins.

M. Player a imaginé une disposition de foyer pour une espèce danthra-cite qui donnerait plus de résidus, comme ceux du pays de Galles et dAmé-rique ; il a réussi complètement. Son foyer se compose dune grille à bar-reaux étroits, au-dessus de laquelle lauteur a établi un fort tuyau terminéèn forme de trémie à la partie supérieure quil a le soin de tenir constam-ment remplie. De cette manière le combustible descend à mesure quil seconsume; on na jamais besoin douvrir ni de fermer de porte; par con-séquent on évite le courant dair froid sur le combustible ; lanthracitepeut ainsi séchauffer progressivement à mesure quil descend, ne décrépitepas dans le foyer et néteint plus celui qui est en ignition en le refroidis-sant , et lon obtient une alimentation des plus régulières.

Une machine à vapeur a pu travailler pendant 72 heures consécutives ,avec une disposition de foyer comme nous venons de lindiquer, lon nebrûlait que de lanthracite, sans quil ait été nécessaire de tisonner, de déga-ger la grille et de faire tomber les escarbilles. Lanthracite employé était menusans être en poudre, et on le versait toutes les quatre heures dans la trémie.

M. Manby a aussi construit une chaudière à vapeur à basse pression