PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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90 dents de 0“11 de largeur ; assemblées avec les axes des vis de rappel aumoyen de deux clavettes, elles font tourner celles-ci, lorsqu’elles sontcommandées par les pignons droits L, de 0 m 23l de diamètre, mais ellesne les suivent pas dans leur mouvement rectiligne, elles restent constam-ment reposées sur les boîtes ou socles de fonte à nervure M, qui sont fixéessur le sommier supérieur et percées au diamètre nécessaire pour donnerpassage aux vis sans les gêner; comme ces roues ne pèsent pas moins de300 kilog. chacune, on conçoit sans peine que leur frottement sur leursaxes n’est pas assez considérable pour tendre à remonter.
Les pignons L, sont à jour et montés, mais non d’une manière invariable,vers le bout des axes verticaux en fer forgé N, qui se prolongent vers lebas, pour porter chacun une roue d’angle en fonte de 0 m 48 de diamètreprimitif. Ces axes sont retenus à leur partie supérieure par un collier enfonte g , fixé sur le sommier C , et pivotant sur une crapaudine h, coudéeen équerre pour se boulonner à l’angle du sommier A inférieur. Lorsqu’onveut débrayer l’un des pignons L, ce qui a lieu quand on fait tourner lavis directement, on tire la tringle verticale i (fig. 2), qui est suspendue àl’extrémité du levier à fourchette en fer j, lequel fait remonter le pignonde toute son épaisseur, et par conséquent le dégage de la roue F. Ce pignonest assez libre sur son axe, quoiqu’ajusté sans jeu, pour qu’en abandon-nant la tringle et le levier il redescende de son propre poids.
La roue d’angle O, fixée à la partie inférieure de l’axe vertical, est com-mandée par un pignon P, qui est 4 fois plus petit, de sorte qu’un tour dece pignon ne fait faire qu’un quart de tour à la roue, et par suite au pignonà joue L. Une seconde roue droite en fonte Q, de 0 m 560 de diamètre pri-mitif, et portant 76 dents, est montée sur l’axe du pignon d’angle, etengrène avec un troisième pignon très-petit R, de 10 dents, et-qui n’a pasplus de 0 m 054 de diamètre. Lorsque l’effort à vaincre est considérable, c’estsur l’axe k, de ce dernier pignon que l’on place la manivelle S, à laquelleun homme s’applique pour la faire tourner, et par suite faire marcher lagrande roue horizontale et la vis de rappel sur laquelle elle est montée.
Ainsi, on peut aisément voir, par la disposition que les constructeurs ontadoptée, que cette machine permet d’obtenir trois vitesses différentes, et,par suite, de produire aussi trois différentes pressions avec la même puis-sance. Déjà l’on a compris que, lorsque l’effort à vaincre est très-petit,comme, par exemple, lorsqu’on commence l’opération, ou bien encorelorsqu’on n’a qu’à élever le plateau de la presse, il suffit de faire tournerdirectement la vis de rappel par le croisillon à six bras G, après avoir dé-brayé le pignon L de la grande roue, qui, alors, fait volant sur l’axe de lavis; on comprend que, dans ce cas, la marche du plateau est très-rapide,puisqu’à chaque tour la vis monte ou descend d’une quantité égale à sonpas, c’est-à-dire de 28 mill.
Si, au contraire, on a besoin de produire une pression considérable,comme lorsqu’on arrive à la fin d’une pressée, on monte la manivelle sur