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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Le tube A 3 , qui doit faire suite au précédent et communiquer direc-tement avec la plaque ou le plateau creux B r , est boulonné à la boîte F 2 ,dun bout, tandis que de lautre il sassemble, par articulation, avec laboîte à étoupes H', qui est droite et solidaire avec la plaque, comme lemontre la coupe horizontale, fig. 7. Ainsi, que la plaque B', monte ou des-cende pendant laction de la presse, le tuyau darrivée de vapeur A', peutrester fixe, et les tubes A 2 , A 3 , prendre les directions déterminées par lespositions mêmes de cette plaque.

11 est aisé de voir que les autres tubes qui établissent la communicationentre les diverses plaques, sont exactement réunis de la même manière, etpar conséquent ils peuvent jouer avec autant de facilité que le premier, enobéissant aux mouvements dascension ou de descente de chacun des pla-teaux.

Cette disposition de boîtes à étoupes assemblant les bouts de tubes decommunication, est dautant plus avantageuse, quelle permet de resserrerlétoupe au besoin pendant le travail même de la presse, avec la plusgrande facilité, enfournant seulement un ou deux écrous, de sorte que lonna jamais à craindre des fuites de vapeur, qui, dans les autres systèmes, seprésentent souvent.

En résumé, on voit que la nouvelle disposition consiste :

1° Dans une seule arrivée et une seule sortie de vapeur, pour le chauf-fage des plaques appliquées aux diverses presses, et qui présente une éco-nomie réelle dans la consommation du combustible, par cela même que lavapeur est beaucoup mieux utilisée que par les autres systèmes mis enusage jusquici;

2° Dans le mode de construction des tubes de communication et desboîtes qui les assemblent, disposition plus commode et moins dispendieuseque les genouillères, telles quelles ont été établies, et pouvant éviter touteespèce de fuite de vapeur.

Nous pouvons ajouter que cette disposition a, déplus, cet avantage depouvoir sappliquer avec la plus grande facilité à toutes les presses exis-tantes, pour remplacer les autres systèmes de chauffage qui y seraientadaptés.

Disons en terminant, à ce sujet, que M. Passet a eu lidée dapprêter lestissus, dune manière continue, au moyen dune machine à cylindres,chauffés aussi par la vapeur, et sur lesquels il enroule successivement lapièce détoffe avec une feuille de carton dune longueur aussi grande quecette pièce même. Cette disposition change, comme on le voit, complète-ment le mode de travail. Lauteur annonce une très grande économie detemps et de main-dœuvre, et prétend que lapprêt est beaucoup plus régu-lier, plus moelleux. Nous en rendrons compte quand les expériences serontvenues confirmer ces avantages.