150 Lettres elementairesvous n’aviez qu’à envoyer chez l’herbo-riste du coin chercher de l’Ortie blanchefraîchement cueillie , vous appliquiez àfa fleur ma description , & ensuite exa-minant les autres parties de la plante dela maniéré dont nous traiterons ci-après ,vous connoisiìez l’Ortie blanche infinimentmieux, que l’herboriste qui la fournit nela connoîtra de ses jours ; encore trouve-rons-nous dans peu le moyen de nouspasser d’herboriste : mais il faut première-ment achever l’examen de nos familles ;ainsi je viens à la cinquième qui, dans cemoment, est en pleine fructification.
Représentez-vous une longue tige assezdroite , garnie alternativement de feuillespour l’ordinaire découpées assez menu ,lesquelles embrassent par leur base desbranches qui sortent de leurs aisselles. Del’extrémité supérieure de cette tige par-tent comme d’un centre plusieurs pédi-cules ou rayons , qui s’écartant circulai-rement & régulièrement comme les côtesd’un parasol , couronnent cette tige enforme d’un vase plus ou moins ouvert.Quelquefois ces rayons laissent un espacevide dans leur milieu & représentent alors