i8í> Lettres elementaires
La terre commence à verdir , les arbresà bourgeonner, les fleurs à s'épanouir ; ily en a déjà de passées ; un moment de re-tard pour la Botanique, nous reculeroitd’une année entiere : ainsi j'y passe fansautre préambule.
Je crains que nous ne hayons traitéejufqu’ici d’une maniéré trop abstraite , enn’appliquant point nos idées fur des objetsdéterminés : c’est le défaut dans lequel jefuis tombé , principalement à l’égard desombellifères. Si j’avois commencé parvous en mettre une fous les yeux , jevous aurois épargné une application très-fatigante fur un objet imaginaire , & àmoi des descriptions difficiles, auxquellesun simple coup-d’oeil auroit suppléé. Mal-heureusement , à la distance oìi la loi dela nécessité me tient de vous , je ne fuispas à portée de vous montrer du doigtes objets ; mais si chacun de notre côténous en pouvons avoir fous les yeux desemblables , nous nous entendrons très-bien l’un l’auíre en parlant de ce que nousvoyons. Toute la difficulté est qu’il fautque l’indicatíon vienne de vous ; car vousenvoyer d’ici des plantes feches , feroit