LA POLYSYNODXE. 2.89du premier des Présidens qui aura l’arttoujours recherché dé lui plaire. C’est-à-dire que la Polylynodie durera jusqu’à ceque le Roi trouve un Visir à son gré;Mais sous le Visirat même on n’a pas unVisir plutôt que cela. Foible remede, quecelui dont la vertu s’éteint à l’approchedu mal qu’il devroit guérir !
N’est-ce pas encore un mauvais expé-dient de nous donner la nécessité d’obte-nir les suffrages une seconde fois commeun frein pour empêcher lés Présidens d’a-buser de leur crédit la premiere ? Ne sera-t-il pas plus court St plus' fur d’en abuserau point de n’avoir plus que faire desuffrages * & notre Auteur lui-même,n’accorde-t-il pas au Prince le droit deprolonger au besoin les Présidens à faVolonté, c’est-à-dire, d’en faire de vérita-bles Visirs ? Còmment n’â-t-il pas àpperçumille fois dans le cours de fa vie & deses écrits, combien c’est une vaine occu-pation de rechercher dés formes durablespour un état de choses qui dépend tou-jours de la volonté d’un seul homme ?
Ces difficultés n’ont pas échappé àì’Abbé de St. Pierre, mais peut-être lui
Supplément, Tome IV< T