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élevées dartè leur ville en mémoire de sontriomphe sur eux. Vitruve, Liv. II. p. 4 §.
(JD) „ T
ABATTRE , v. a. Abattre une maiíon,
un mur , un plancher, &c. Voye ç Dé-molir. ( P )
Abattre , arriver , dériver , obéir auvent, lorsqu un vaisseau est sous voile. Cestermes se prennent en différens sens. Ondit qu’un vaisseau abat , quand il est dé-tourné de fa route par la force des cou-rans, par les vagues 8c par les marées.
Faire abattre un vaisseau, c’est le faireobéir au vent lorsqu’il est sous les voiles,ou qu il présente trop le devant au lieud’où vient le vent ; ce qui s exécute parle jeu du gouvernail, dont le mouvementdoit être secondé par une façon de porterou d’orienter les voiles.
On dit que le vaisseau abat , lorsquel’ancre a quitté le fond , & que le vaisseauarrive ou obéit au vent. Voye £ Arriver.
Abattre un vaisseau , c’est le mettre surle côté pour travailler à la caréné, ou àquelque endroit qu’il faut mettre hors del’eau, pour qu’on puisse le radouber. Voye çCaréné ,, Radoub. (Z)
Lorsqu’on abat le vaisieau jusqu’au pointde découvrir sa quille, on appelle cela auílìle virer en quilie : voici la façon d’exécutercette manœuvre.
On décharge entièrement le vaisseau, àune certaine quantité de lest près, que l’on ylaide 8c que l’on place de savant. Cette pré-caution est néceflâire, parce que le vaiílèautirant plus d’eau de l’arriere que de lavant,íì on ne chargeoit pas la partie de savant pourla faire plonger, il arriveroit que lorsque levaisseau íëroit couché, la quille ne paroî-troit pas fur seau dans toute íâ longueur enmême temps , ce qui obligeroit de le cou-cher beaucoup davantage. On doit se réglerpour la quantité de lest qu’il faut mettre desavant, sur la différence des capacités desavant avec celles de sarriere : différenceprise, non pas lorsque le vaifleau est droit,mais lorsqu’il est couché. On a vu des vais-seaux dans lesquels il a fallu pour cet effetjusqu’à cinquante tonneaux de lest. On placece lest sous la folle aux cables & fous lasosie aux lions ; & pour qu’il ne puissetomber du côté fur lequel le vaisseau est
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couché , on sassujettit en plaçant dessus unpremier rang de planches qui le couvre en-tièrement 8c exactement ; puis un secondrang de planches placé fur le premier ensens contraire , c’est-à-dire , de telle forteque la longueur des planches du secondrang, soit perpendiculaire à la longueur desplanches du premier , & enfin en appuyantle tout avec des étançons qui portent furce second rang de planches 8c íur les bauxdu vaisseau.
Si les mâts d’hune font guindés, on lesamene à mi-mât , & on saisit bien leursvergues, si elles font en place, fur le chou-quet 8c dans la hune. Le vaisseau ne doitpoint avoir ses basses vergues , parce qu’el-les iroient dans seau , & gêneraient lespontons 8c radeaux qui l’entourent. On aattention de bien saisir tout ce qui peutrester dans le vaisseau, fours, cuisines, 8cc.Il est très-important que tout soit bien tenu,car si malheureusement quelque choie depoids venoit à tomber & à enfoncer unmantelet de sabord, le vaisieau courraitrisque de couler bas avant qu’il pût être re-dresse; & le risque seraittout-à-fait évident,si son avoit dé j a délivré quelque bordagedu côté découvert.
On appelle côté du vent , le côté du vais-seau que l’on met hors de seau ; 8c côté d"esous le vent , le côté sur lequel le vaisieauest couché.
Pendant que son travaille à décharger lebâtiment, on doit travailler auísi à préparerses hauts, & à soutenir sa mâture. C’estpour ce dernier objet que son fait usagedes aiguilles , ( Voye{ Aiguilles deCaréné , la façon de les placer, de lesassujettir, &c. ) On place ordinairementdeux aiguilles au grand mât, & deux aumât de misaine : dans les vaisseaux de 8ocanons , on en place quelquefois une auílìau mât d’artimon ; 8c dans les vaisseauxà trois ponts , on en a quelquefois placéjusqu’à trois à chacun des deux grands mâts „8c une aussi au mât d’artimon.
C’est autour du grand mât íur la rassurade la premiere aiguille que l’on aiguillette lapremiere poulie de franc-funin ; & on enaiguillette une seconde à la tête de la secondeaiguille pardessus la Heure d’haubans : lors-que le vaisseau est extrêmement dur à