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•que M. Coibert, lors même qu’il déférafur tout le reste aux préjugés de ces pro-vinces pour leurs anciens tarifs, ne jugeapas à propos de les laiíìer libres fur les ar-ticles dont il s’agit dans le tarif de 1667, &clans les réglemens qui font intervenus dansle même esprit.
En faisant topographiquement la compa-raison des provinces de cinq grojses firmes , &de celles réputées étrangères , on s’appercevraque celles de cinq grojses fermes forment dansfintérieur du royaume une prefqu’iile dontles provinces réputées étrang res font le con-tinent ; & que lans la Normandie , qui areçu le tarif de 1664, elles formeroient uneïste toute enriere isolée par rapport aux droitsdu roi, quoique comprise íous la mêmedénomination. Voye^ Traites , où cettematière fe trouvera développée (fune façonplus détaillée. Article de M. Pesselier.
Ferme , (à VOpéra. ) cV.st la partie dela décoration qui firme le théâtre, & c’estde-là quelle a pris son nom. La ferme authéâtre de 1 opéra de Paris, fe place pour1 ordinaire après le sixième châssis : elle estpartagée en deux. On pouffe à la main cha-cune de ces deux parties fur deux chevronsde bois qui ont une rainure , & qui fontplacés horizontalement íurun plancher duthéâtre. Des cordes qui font attachées àl’un des côtés du mur , & qu’on bande parle moyen d’un tourniquet qui est placé ducoté opposé , soutiennent la ferme par en-liaut. On donne à ces cordes le nom deiandagcs .
Certe maniéré de soutenir la firme , qui ad’abord paru facile, entraîne plusieurs in-convéniens, & óte une partie du plaisirque feroit le spectacle. i Q . Les cordes d’unchangement a fa ut r c font jetées à la main ,Sc troublent presque toujours la représenta-tion. z°. Elles restent quelquefois après quela ferme a été retirée , & cette vue coupe laperspective Sc ôte f illusion. 3 e . Le banda-ge étant d’une très-grande longueur , il nesuroît jamais être assez fort pour qu# lafirme soit bien stable ; en sorte que pourpeu qu’on la touche en paíLmt, elle remue,êc paroit prête à tomber. Il feroit très-aiféde remédiera tous ces inconvéniens, & lesmoyens font trouvés depuislong-temps. Unemultitude de petites patries de cette efgeçe
Fer
trop négligées, diminuent beaucoup le char-me du spectacle ; mieux soignées, elles lerendroient infiniment plus agréable.La beau-té d’un ensemble dépend toujours de f atten-tion qu’on donne à fes moindres parties,Voye[ Machine , Décoration, &c. (B)
Ferme-a-fïrms , ( Manège . ) expres-sion par laquelle nous désignons factiond’un cheval qui manie ou qui saute en unefeule & même place 3 ainsi nous disons,demi-air de ferme-a-ferme, balotades defìerme-à-firme, cabrioles dt firme-a-firme, Sec. (e)
Ferme , ( Charpenterie. ) est un assem-blage de plusieurs pieces de bois, dont lesprincipales font les arbalétriers , le poinçon ,les ejfelters & antraits ; elle fait partie dttcomble des édifices.
Ferme , jeu de h ferme avec des dés,( leu de hasard. ) On fe sert dans ce jeude six dés , dont chacun ìfest marqué qued’un côté , depuis un point jufqu’à six ; enforte que le plus grand coup qu’on puitlefaire après avoir jeté les six dés dehors ducornet, est de vingt-un points. Chaquejoueur met d’abord ion enjeu, ce qui for-me une poule ou masse plus ou moins grosfe, suivant la volonté des joueurs, dont le, nombre n’est point fixé. Ensuite on tire aufort à qui aura le dé, qui palfe successive-ment aux autres joueurs, en commençantà la droite de celui qui a joué le premier, 8 cde - là en avant. On tire autant de jetonsqu’on a amené de points, mais il faut pourcela que la poule les puille fournir ; car s’ily en a moins que le joueur n’en a amenéil est obligé de suppléer ce qui manque. Si ,par exemple, il amene six , & qu’il n’y enait que deux à la poule ,il faut qu’il y enmette quatre ; c’est pourquoi il est avanta-geux de jouer des premiers-, quand la poule-est bien grasse. Si on fait un coup blanc ,c’est-à-dire si aucun des six dés ne marque,ce qui est ast'ez ordinaire , on met un j. tonà la masse, & le dé passé au voisin à droite.Le jeu finit lorsqu’on amene autant de pointsqu’il y a de jetons à la poule. Quelquerare que soit le coup de vingt-un, je nelaisserai pas d’obferver qu’il feroit gagnertoute la poule à celui qui auroit eu aífez debonheur pour le frire. Il y a d’autres manié-rés de jouer ce jeu, comme quand un desjoueurs devient fermier , c’est-à-dire fe chat-