EN DIFFERENS PAYS. ÍOÍ
entendre : cela me lit croire que la larfgueAllemande n’étoit pas du nombre de cellesdont ce rare génie faifoit profession ; ainlije lui parlai tantôt françois, & tantôt ita-lien ; mais je crois qu’il me répondit en hebreii;car je n’cntendis absolument rien de ce qu’ilme dit. Je fus donc obligé de revenir à lalangue rdlemande dans laquelle il me racontaqu’il avoit nombre d’écoliers auxquels il ap-prenoit toutes fortes de langues, aux uns dansvingt quatre heures, à d’autres dans une se-maine & enfin à d’autres dans un mois , sui-vant les talents & la mémoire d’un chacun-:il me fit auffi présent d’une grammaire-où ilavoit rassemblé dans- un très petit vohnWin8°. les premiers éléments de tdutes ces lan-gues : cet ouvrage extraordinaire me servitbientôt en Italie à allumer le feu des che-minées.
L’autre étoit auffi un moine, mais biendifférent de ce Jésuite. C’étoit un Servile :je n’ai jamais rien vu d’approchant dans lescouvents, ni pour la modestie, ni pour lascience , ni pour la façon de penser. Je l’aitrouvé affis, la plume à la main , ayant de-vant lui les anciens scriptores rei Rufticœ ,& à côté les ouvrages de Mr. àa Hafnèl &' r
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