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Tome premier.
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ioo .'«Voyages

ques inois de repos néce flaire aux uns. pour étea-rcire leurs coiìnoiíiancçs, & aux autres pour repai%lir danslcur eiprit &4igérer ce qu’ils ont appris,av.aftt de se charger la tête de nouvelles matières,Lll risque de confondre & d’embrouillcr ce qu’ils.ont appris aveepée. qu’ils ont encoxe à ap-prendre. ... i

. . La ville où je fuis, m’a rapelié deux âtres

singuliers que j’y ai vus quand j'ai .pallié parici dans mon dernier voyage, &quej’avoisentièrement oubliés. L’un étoit un Jésuite ,nommé Weìtenaver. Les savants de cetteville (car il y en a partout & même dans leTyrol, & ce qui plus est dans le lyrol Al^lemand ) me diíoient, que ce perc fy'eiíenaverpolsèdoit, je ne fais , ; .si c’cst dixhuit pu vingtquatre langues. J’cus la complaiiance.de lescroire, puisque j’avois eu celle de croire,,les anciens historiens au sujet de^la science& de la mémoire prodigieuse de Mithridate,qui, selon eux, parloit la langue de vingt,deux nations soumises ù fa domination, &qui outre cela poiledoit toutes les sciencesde la Grâce. Je íus donc voir cet émuledu roi de Pont : & je lui adressai la paroleen Allemand : il me répondit dans le jargonordinaire des Autrichiens & des Tyrolois,qui écorche les oreilles & qu’on a peine à