i ; i,6 Voyages
« en saisoit autant de son coté. Les beaux,1* .esprits amenerent insensiblement ce que la« postérité appel!a l’âge d’or, où l’on vit**> briller les Cicérons, les Hortensius, les»> Sallustes, les Tites Lives, les Vjrgiles,« les Horaces, & quantité d’autres. Mais*> ces savants & ces beaux esprits enterrèrentn la république , & César, le plus grand der> tous , creusa son tombeau. Dans la fuiten des tems Vesprit & la doctrine pasierent à" Constantinople, où il se forma une nou-■n velle science, appellée la Théologie, quin sç mit bientôt en état d'opércr toute seuler> ce que les autres sciences n’avoient pun faire jusques là qu’en agissant de concertn & en se prêtant un secours mutuel. Ellen renversa l’esprit des empereurs , des géné-n raux & du ministère ; & elle lit que les■n Turcs, qui n’étoient ni théologiens, ni„ beaux esprits, détruisirent l’Empire d’Orient„ & en prirent la métropole , pendant quen deux factions théologiques s’y excommu-■» nioient réciproquement l’une l’autre & s’en-* tretuoient à outrance. Les beaux esprits« de Constantinople passerent dès lors à Flo-■n rence, qui étoi;, dans ce tems , la plus„ riche & la plu* florissante république de